Son des lettres et bilinguisme


#1

Bonjour j’enseigne en classe bilingue breton/français.
Les lettres n’ont pas toutes le même son dans les deux langues… certains certaines ont-elles déjà été confrontées à cette réalité ?
Merci !


#2

Bonjour
Oui, ma classe compte une majorité d’enfants d’origine Turque et leurs prénoms ne se lisent pas toujours facilement en français.
L’avantage, dans la langue turque, c’est qu’une lettre = un son, donc très facile à lire.
J’ai des TPS-PS-MS. J’ai commencé à leur apprendre les sons des lettres avec “lettres et compagnie” en P3 l’année dernière et je me suis penchée sur la méthode de Céline il y a 2 semaines. Je ne leur ai donné le son des lettres en turc que s’ils me posaient des questions, notamment quand certains MS commençaient à encoder et décoder et se heurtaient à des difficultés liées à l’écriture des prénoms.
Il me semble que c’est passé !
Je suis curieuse de voir les réponses des autres…


#3

Merci pour ta réponse. Je comprends comment tu as procédé.
Le truc c’est qu’en filière bilingue les deux langues ont le même statut en terme d’apprentissage et de communication.
J’y ai réfléchi depuis. J’ai déjà une couleur pour chaque langue en classe. Je veillerai à prendre les cartes de l’alphabet de la langue en question lorsqu’on travaillera le son des lettres. Mais si d’autres collègues enseignent en classe bilingue je suis preneuse!


#4

Salud dit !
Je suis dans le même cas que toi : bilinguisme breton-français (en GS-CP). Je t’avoue que je me suis bien cassé la tête quand j’ai mis en place les ateliers dans ma classe !
Au final, après pas mal d’essais-erreurs-reflexions : j’enseigne la lecture en français uniquement (langue maîtrisée par les familles, donc meilleur moyen d’avoir leur soutien-aide au quotidien), exactement comme Céline Alvarez. Puis, quand c’est bien installé, vraiment stable, je leur écris des petits secrets en breton, en augmentant rapidement les difficultés (la plupart s’adapte naturellement, sans aucune difficulté) avant de passer aux albums.

Par contre, j’axe la partie lexicale (avec les pochettes de vocabulaire) sur la langue bretonne. C’est un poil bancal parce que je travaille très peu le langage oral en français, mais pour l’instant je n’ai pas mieux.
Dans ma classe, ça marche, ce qui ne veut pas dire que c’est scientifique, ni que c’est LA solution. Tu trouveras ce qui te correspond !
Kalon vat dit, ha plijadur dreist-holl !