Collaboration EJE / Enseignant


#1

Bonjour à tous et à toutes,
Voilà, éducatrice de jeunes enfants depuis bientôt 10 ans, je m’intéresse beaucoup au milieu scolaire et notamment aux récentes évolution des classes maternelles. Je souhaiterais intégrer un poste en classe de TPS/PS, en collaboration avec l’enseignante en charge et pouvoir participer à l’éducation et aux apprentissages des plus jeunes. En effet, avec de plus en plus de touts petits et l’ obligation de scolarité dès 3 ans, je suis intimement convaincue que cette collaboration pourrait être bénéfique sur beaucoup de plans (accueil des plus jeunes et des parents, respect du rythme et des besoins des enfants de 2 ans et 3 ans, libérer l’enseignant selon ses objectifs etc…) et faciliter le travail d’apprentissage des enseignants.
La pédagogie que nous propose Céline Alvarez se rapproche beaucoup de se qui est pratiqué en crèche. La pédagogie interactive et la pédagogie Montessorienne sont largement utilisées pour accompagner les enfants dans les structures petite enfance. Je vois donc une évolution logique à pratiquer en milieu scolaire pour les éducateur de jeunes enfants.
Pour autant je n’ai pas eu l’occasion de récolter les avis d’enseignants et c’est pourquoi je me tourne vers vous afin que vous me donniez votre avis sur la question.
Voilà, j’espère que mon message trouvera écho dans vos retours d’expériences et pourra peut être faire évoluer les collaborations professionnelles en milieu scolaire.

Merci d’avoir pris le temps de me lire,


#2

Chez nous il y a une EJE, pour un dispositif passerelle (élèves du même âge que des tps, mais avec présence et travail avec les parents et intégration en TPS/PS quand l’enfant est prêt). De ce que je peux observer ça se passe bien avec l’enseignante de passerelle, et avec les autres enseignants.

Sinon je dirai que ça dépend des enseignants : certains n’aiment pas avoir un autre adulte dans leur classe. D’autres aiment ça. Perso j’adore : c’est un regard et des compétences différentes et complémentaires, et ça permet que les élèves trouvent plus facilement quelqu’un de disponible quand ils en ont besoin.

Je ne sais pas si une EJE peut intervenir en TPS/PS par contre, tu as déjà vu des pistes en ce sens?


#3

Charles,
Merci pour ta réponse. Oui je connais effectivement le programme passerelle mis en place dans quelques écoles et effectivement les retours semblent positifs, le problème étant (comme toujours…) le financement.
Et oui, je comprends que cela puisse déranger qu’il y ait un autre adulte dans la salle de classe. Du coup, cela me fait réfléchir et je pense à un autre “mode d’intervention” qui correspondrait peut être plus aux besoins des enseignants et directeurs. Intervenir uniquement sur une classe est peut être trop peu. J’ ai également pensé à la mise en place d’une cellule éducative qui pourrait intervenir sur les situations qui posent problème comme les troubles du comportement d’ un point de vue individuel ou les situations de harcèlement comme phénomène de groupes. L’idée serait de proposer une présence au sein de l’école d’un éducateur dans un cadre préventif, d’orientation vers les partenaires ( cmpp, camsp, psychologue etc…)…Dans l’idée de soulager les équipes enseignantes de ces problématiques et de proposer des actions en soutien à leur pratique. Mise en place d’ateliers philosophique sur le vivre ensemble, proposer des moyens comme le banc de l’amitié (mis en place dans une école au canada, il y a une vidéo qui explique ce projet) pour lutter contre l’isolement et le harcèlement. Bref, de la même façon, qu’au collège et lycée, il peut y avoir une psychologue et une infirmière, on pourrait faire intervenir des éducateurs.
Pour l’instant, j’ai adressé un courrier à un inspecteur académique pour expliquer ma démarche mais n’ai pas encore eu de réponse.

Mes réflexions peuvent paraitre brouillons mais voilà, j’ai le sentiment que de travailler en pluridisciplinarité pourrait aussi faire évoluer positivement le milieu scolaire.


#4

Tout ce que tu proposes est très intéressant : que ce soit d’être dans une seule classe, une école avec par exemple des créneaux, ou des interventions ponctuelles (pour des ateliers spécifiques, des décloisonnement, etc.)

Je pense que tu trouveras (très) facilement des enseignant.e.s intéressé.e.s, des directeurs.trices encore plus. Mais effectivement, le problème va être le financement. Qui plus est, si c’est un nouveau type de poste (comme je le comprends), je crains que ce ne soit difficile d’en faire créer un dans une grosse administration comme l’EN (juste une impression, n’y connaissant rien je peux me tromper).