Élèves peu motivés à apprendre


#1

Bonjour,

J’ai une classe de la PS au CP. Cela fait quelques semaines que j’ai installé les ateliers autonomes conseillés par la methode de Celine Alvarez mais tous les élèves semblent se diriger vers des ateliers très “faciles” pour eux (principalement les cylindres à empiler, du laçage, des puzzles, des cadres d’habillage). Aucun n’est motivé à aller plus loin. Les lettres mobiles, les mots à lire sont laissés à l’abandon, idem pour le matériel de numération
Je les invite à faire d’autres choses, je fais des ateliers avec eux, ils le font par obligation mais ne s’y dirigent pas d’eux même et arrêtent aussitôt que je suis partie.
L’intérêt de la methode est tout de même de ne pas forcer les élèves et de s’appuyer sur les interactions entre les élèves.
Je comptais donc sur les GS et les CP pour montrer un peu l’exemple aux plus jeunes et susciter leur motivation mais ils manquent eux même de motivation et finalement ils n’apprennent rien de nouveau…

Qu’est-ce que je pourrais faire ?


#2

Bonjour Maevane

Je comprends que c’est la première année que ces enfants sont mis en situation avec cette pédagogie.
Si c’est le cas, leur réaction est normale : ils ont l’habitude qu’on leur donne un atelier à faire dans un temps donné, et ensuite un autre … sans avoir ni le choix de l’atelier ni du temps à y consacrer. Ils sont donc complètement déconnectés de leur véritable motivation interne et ne savent pas ce dont ils ont réellement besoin pour avancer. Ils ont aucune autonomie pour leurs propres apprentissages.
J’ai eu les mêmes cas pour des enfants qui arrivaient dans ma classe en MS ou GS directement.
Tu peux d’abord t’appuyer sur les PS qui n’ont pas encore perdu cette autonomie ni encore déconnecté de leurs propres besoins : présente leur un maximum d’ateliers de leur âge pour qu’ils conservent cette autonomie.
Ensuite c’est plus compliqué et cela demandera plus de temps, parfois toute le reste de l’année pour certains : il faut trouver leurs centres d’intérêt pour trouver les activités correspondantes, et ensuite t’appuyer sur celles-ci pour aborder les autres domaines.
Par exemple, un de mes élèves adorait les dinosaures : après les avoir dessiner ensemble, on a appris les sons des noms de plusieurs dinosaures, pour ensuite arriver à les coder avec des lettres magnétiques, puis à les lire en “petits secrets” ; on peut aussi les compter, etc …
Qu’en penses-tu ?
Bien à toi
Renaud


#3

Bonjour Maevane,
j’utilise aussi cette méthode pour mes GS/CP, si tes élèves utilisent le matériel sensoriel c’est qu’ils en ont besoin encore pour passer ou consolider les autres apprentissages. J’ai expliqué aux élèves les apprentissages que leur apportaient le matériel sensoriel. Après chaque manipulation, je demande à ce que l’élève me fasse un dessin (par exemple des cylindres utilisés) ains je regarde ce qu’il a mentalisé de plus ils doivent aussi soit écrire sur leur dessin, soit coller l’étiquette correspondante au matériel représenté. chaque dessin doit également être colorier sans laisser de blanc, toujours dans le même sens, sans appuyer ni dépasser, cela leur permet de travailler le graphisme, la concentration et l’attention. Une fois terminé je décide ou pas de discuter avec lui de sa production écrite (la représentation dessinée du matériel) par exemple dans le cas des cylindres, qu’as-tu dessiné? Est-ce que les formes sont respectées? est-ce que les dimensions sont respectées? quelles étaient-elles? Est-ce que le nombre de cylindre est respecté? Je cache des cylindres dessinés et il doit me dire combien j’en ai caché en fonction de ceux qu’il voit, je pose des questions et écoute ce que dit l’enfant, on peut vérifier si les formes sont respectées en repositionnant les cylindres sur les cercles qu’ils auront tentés de faire. Ensuite je lui demande pareil pour son coloriage et j’écoute. Parfois nous comparons avec ses 1ères représentations et constatons les progrès etc…Je termine toujours par une formule positive qui l’encourage et lui donne confiance dans son travail. Bien sûre, je ne peux cibler qu’un genre de questions par exemple, si j’ai décidé par exemple de travailler avec lui les compléments à 10 en maths. En fonction de ce que tu veux le faire travailler, adapte tes questions à son travail.


#4

Merci pour ta réponse ça me rassure un peu. Au moins pour les ps. Je vais essayer de voir comment adapter la méthode aux plus grands pour susciter leur intérêt.


#5

merci
Ca pourrait m’aider à orienter un peu ce qu’ils apprennent malgré leurs choix toujours similaires