Enfant Intellectuellement Précoce, à Haut Potentiel (EIP, HPI, THPI)


#1

Emma notre fille a été diagnostiquée précoce au mois de décembre 2016.
Elle rencontre des difficultés en classe (notamment des problèmes de concentration sur elle-même et sur l’instant présent).
Résultat son travail n’est pas fait dans les temps ou alors page blanche.
Nous comprenons des pédo psy que ces difficultés sont une opposition entre sa précocité intellectuelle, et son manque de maturité psycho-affectivement créant ainsi un grand décalage entre ses capacités cognitives et leur “bonne” utilisation au quotidien.

La Maitresse et le Directeur de l’école nous ont conseillé de rencontrer des pédo psy pour essayer de trouver une “méthode” qui pourrait convenir à Emma afin de l’aider à se “recentrer” et ainsi:

  • gérer son attention en classe,
  • lui permettre d’envisager l’école plus sereinement en termes d’apprentissage.

Mais jusqu’à maintenant …rien de significatif ne semble se passer pour elle.

Nous vous remercions par avance de votre aimable collaboration, orientation, assistance,conseils…

Bien cordialement


#2

Bonjour,

Je suis maman de 3 enfants (12 ans, 8 ans et 3 mois). Mon fils de 12 ans est un enfant précoce et je n’arrive pas à trouver de méthodologie pour l’aider à persévérer. La précocité est très mal connu dans le monde enseignant notamment au collège où on me dit que mon fils doit être attentif, chose qu’il fait lorsqu’il est passionné dans un cours. Il peut passer d’un 20 en histoire à un 5 dans une matière comme les arts plastiques (alors qu’il adore mais il n’apprécie pas sa prof car elle ne comprend pas sa façon de voir les choses). Il existe des écoles spécialisées mais pas dans mon secteur et je n’ai pas forcément envie de le sortir du système éducatif classique car il s’y sent quand même bien (ses copains et certains professeurs). Existe t’il une méthodologie spécifique pour ces enfants que je puisse appliquer à la maison ? De plus je suis en reconversion professionnelle pour devenir professeur des écoles et à plus long terme avec l’envie d’ouvrir une école classique mais en y intégrant un pourcentage d’enfants précoces, pour aider ces enfants à s’épanouir. Merci à vous pour vos idées et vos conseils.


#3

Avez-vous essayé de vous rapprocher des associations de parents telles que l’AFEP ? Elles proposent souvent à la fois des réunions d’information, de la documentation, mais aussi des ateliers pour les enfants.

Quant à votre projet de devenir professeur des écoles c’est un excellent choix, je vous encourage de tout mon cœur :wink:. Et rassurez-vous, vous n’aurez pas besoin d’ouvrir une école privée pour y intégrer un pourcentage d’enfants précoces, nous avons déjà dans les écoles publiques un pourcentage de ces enfants (ainsi que de toutes les autres particularités dont on peut rêver !), et votre désir d’aider les enfants, tous les enfants, sera le bienvenu au sein de l’EN :blush:.


#4

Je crois pour aider ces enfants à s’épanouir, c’est la même méthode que pour que n’importe quel autre s’épanouisse : la tolérance. Si les enfants sont éduqués dans un milieu sans compétition, où on apprend à accepter les différences, et dans lequel chacun peut avancer à son rythme, alors il n’y a plus de soucis. La difficulté pour eux, comme pour beaucoup d’autres, c’est de devoir se conformer au programme fait pour convenir à la masse. On leur demande une adaptation dont ils ne sont capables. On entend souvent “qui peut le plus peut le moins”, or pour ces enfants c’est faux. Il ne peuvent pas “le moins”, ils ont besoin de “plus”.
Je trouve important qu’un enfant HPI soit conscient de sa différence, et qu’il en connaissance les atouts et les faiblesses. Et puis leur expliquer qu’il faut se rencontrer à mi-chemin : les autres doivent faire des efforts pour les comprendre, et eux doivent fournir aussi des efforts pour apprendre à s’adapter.
Tres bonne idée de rejoindre l’AFEP, vous trouverez du soutien. Faites aussi connaître aux professeurs le bilan du psychologue qui a établi le diagnostic, et ses recommandations concernant la scolarité de votre enfant. Le COP du collège peut vous aider pour demander la mise en place d’aménagement au sein du collège (saut de classe, alléger certaines matières, exiger des profs un travail adapté pour votre enfant, …)
Bon courage.


#5

@Leila, merci à vous
Je ne me suis pas encore rapprochée de l’ AFEP, j’ai juste regardé leur site. Je n’avais pas vu que des ateliers pour enfants étaient proposés.
Merci pour vos conseils.


#6

@Melanie
Merci. Au primaire, notamment en CM2, l’enseignante a très bien accompagné Jules. Je ne savais pas qu’au sein des collèges, il existait un COP. Je vais approfondir tout ça.
En vous remerciant,
Alexandra


#7

A la maison, je pense qu’il faut le nourrir un maximum, et le laisser s’engouffrer dans les domaines qui l’interessent jusqu’à plus soif.
A t il un hobby ? Si ce n’est pas le cas, sachez que beaucoup d’enfants hpi se passionnent pour les échecs ou l’informatique, donc vous pourriez essayer. Il y a aussi des clubs des petits débrouillards.


#8

@Melanie, je reconnais mon fils dans ce que vous dites. A 6 ans il connaissait tous les noms des dinosaures, ensuite ce fut les toupies,Pokemon, les Gormiti…Il fait le tour jusqu’à plus soif et après, il passe à autre chose. Justement sa passion aujourd hui, c’est l’informatique et les jeux vidéos mais tellement passionné que je dois le limiter au niveau des horaires. Nous essayons d’élargir en lui offrant des livres (il aime lire) se rapportant à sa passion. Nous lui avons proposé des stages pour filmer (car il filme quand il joue)…pour qu’il soit actif. Mon fils est suivi par une psychologue qui est contre les jeux vidéos, l’informatique même si je mets des règles. Comme beaucoup de professionnels, elle me conseille de lui proposer d’autres activités, qu’il accepte, mais sa passion reste sa passion.Un ami qui est animateur informatique me dit qu’il a passé son adolescence devant les écrans (sauf TV car c’est passif) et en a fait son métier et me dit qu’il faut dédramatiser avec tout ça. Nous voulons juste que notre enfant soit heureux, qu’il puisse se construire pour être lui-même et, honnêtement, quand des “professionnels” ont des avis contraires, ça peut être très déstabilisant. Je vous remercie en tout cas pour vos différents messages. Alexandra


#9

Bonjour à tous,
Haut potentiel, père d’enfants haut potentiel et enseignant avec différents profils de hauts potentiels dans ma classe, je pense pouvoir apporter un petit bout d’éclairage. Je précise aussi que je suis membre de MENSA et que j’assiste régulièrement aux conférences organisées par l’AFEP.
Le constat que je fais n’est pas des plus encourageant malheureusement. Pour une grande majorité (moi y compris), vivre dans ce monde fait par et pour des individus normaux (le terme n’est pas péjoratif dans mon esprit) est tout sauf simple. Le refus de la moindre différence, la lenteur des choses, le manque flagrant de logique et de respect des vraies valeurs, la course à l’argent et au pouvoir, bref tout ce qui fonde ce monde met notre hyper sensibilité à rude épreuve. Très souvent, nous ne nous sentons tout simplement pas à notre place. Bref, pour en revenir au propos.
Dans l’idéal, il est préférable que l’enseignant soit informé des spécifités des hauts potentiels (vous aviez compris que je n’aime pas ce terme hypocrite de précoce qui ne correspont absolument pas à la réalité et qui ne refléte que du politiquement correct), voire même qu’il le soit. En effet, qui mieux qu’un HPI peut comprendre un autre HPI ?
Je pense que vous pourrez trouver des informations utiles et de l’aide au sein de l’AFEP, sur le blog “Les tribulations du petit zèbre” ou en regardant les conférences d’Olivier Révol, d’Arrielle Adda, de Fabrice Bak, de Jean-François Laurent ou de Monique de Kermadec sur Youtube.
Cordialement.
Alain.


#10

@Doom Comme vous dites le constat n’est pas des plus encourageant ; mon fils se sent tellement différent parfois tellement il est sensible. Mais moi, en tant que maman, je le trouve tellement mature (ça dépend des domaines mais vous comprendrez ce dont je parle) et je suis si fière de lui, d’être humain tout simplement. Je suis inquiète qu’il ne trouve pas sa place lorsqu’il sera adulte. Merci pour votre commentaire ainsi que pour les références à consulter.


#11

Bonjour, notre fils est précoce ou HP, il a 8 ans. C’est effectivement compliqué de communiquer avec certains enseignants. Sa maitresse de CP pensait que les enfants précoces n’existaient pas. Il disait s’ennuyer alors nous avons souhaité essayer le saut de classe. Avec un test de Qi, l’avis d’une psychologue nous avons expliqué nos craintes à une équipe éducative, on a beaucoup souri pendant les réunions pour être bienveillants même quand on avait du mal, on a lu tout ce que l’éducation nationale a publié pour accompagner les enfants et on a parlé à l’école de nos lectures. Surtout il faut savoir que dans chaque académie il y a un référent EIP qu’on peut rencontrer, qui peut venir voir l’enfant dans la classe et participer aux discussions avec l’équipe. On a aussi pris conseil auprés de l’ANPEIP, on a lu Jean Charles Terrassier et Arielle Ada et cela nous a beaucoup appris. Notre choix a été très facilité par le fait qu’il est dans une très petite école avec une seule classe maternelle et une seule primaire. Trimestre après trimestre il a sauté une puis deux puis trois matières. Il est en Cm1 aprés avoir fait ce1 et ce2 en une année. J’ai eu peur de regretter notre décision mais en fait il est à sa place en Cm1. On ne l’a jamais fait travaillé “en plus” pour “rattraper” et il a toujours suivi avec de bonnes appréciations mais parfois il se plaignait de ne rien comprendre. Et effectivement je me suis aperçue en janvier que quelques notions de grammaire ou de math était très approximatives dans sa tête. Du coup je me suis vraiment investie pour clarifier les choses avec des schémas trés clairs, des jeux, bref j’ai joué à l’école à la maison en douceur au bout de deux mois je suis rassurée. Il réussit des choses qui prouvent que tout est clair pour lui et il semble bien dans sa peau. En fait il fonctionne par “déclic”, il ne comprend pas, fait l’idiot, essaie de me raconter une blague au milieu de ma phrase puis d’un seul coup alors que je m’y attends le moins il m’interromps : ah oui en fait douze douzième c’est 1 parce que tu partages en douze et après tu les reprends tous! Ben c’est facile! Heu mon chéri, je l’ai dit 4 fois déjà … Mais pas du tout, tu n’as pas dis ça!
En fait je pense que il aurait du tout apprendre tout seul par l’expérience ou dans une classe comme celle que les enseignants essaient de créer dans ce forum, parce que l’explication par quelqu’un d’autre, je ne sais pas si ça marche avec certains enfants mais avec lui je sais que ça ne passe pas du tout! Je rêve qu’il ait été depuis la maternelle dans une classe à tous niveaux avec des activités en autonomie, deux heures de sport ou de jeux dehors par jour et une “boite à jouer” au milieu de la cour et personne qui crie “les enfants arrêtez de courrir!”… Bref je rêêêve ! :wink:


#12

Bonjour,
Si le pédo psy n’est pas specialisé ou sensibilisé aux enfants précoces ce n’est pas forcément une aide. Il peut être utile de discuter avec des associations de parents d’enfant précoces. Nous avions contacté l’Anpeip mais il y a aussi d’autres associations.
Si votre fille s’ennuie elle a déjà peut-être raté des apprentissages par manque d’intérêt pour le cours. Parfois l’enfant trouve les explications trop lentes, ne les écoute plus d’où ensuite la page blanche. Dans certains cas le saut d’une classe permet à l’enfant à retrouver de l’intérêt pour l’école mais c’est toujours plus compliqué que si il ne s’était jamais ennuyé.


#13

Bonjour à vous

En tant que HP et ayant de nombreux amis HP … peut etre que mon avis peut apporter un peu également ? J’ai pour ma part souffert de cette école normative et restrictive dès le CP jusqu’au lycée ou j’ai quitté le système scolaire classique en fin de première pour le CNED pour passer ce fichu bac. Je suis passée par nombre des douloureuses phases que peuvent traverser les HP : harcèlement scolaire (dieu merci je n’avais pas facebook et compagnie ca limitait les violences au cadre scolaire ce qui n’est plus souvent le cas), phobie scolaire, insomnie, hyperinvestissement dans les asso et les cours, absentéisme (avec une CPE et une COP incroyable qui connaissait / comprenait et tachait d’adapter tant bien que mal …ce qui est une chance inestimable), malaises et puis le lycée avec la découverte du cannabis et le début d’un léger décrochage qui annoncait les limites de ce dont j’étais capable ! Certains de mes amis HP se sont réfugiès qui dans la drogue (aucune n’a eu le bac), qui dans l’hypernormalité (je fais le clown, je me pose à 11 de moyenne meme si je trouve ca simplissime et je joue les leaders), dans l’anorexie, dans la rébellion … J’ai le sentiment de ne pas donner beaucoup d’espoir dans mon message mais je rejoins @Doom sur son constat d’être constamment à part, en dehors …

Ce n’est pas pour autant qu’aucune solution n’existe
1- D’abod je suis une grande pro-honnetete face aux enfants HP : comment voulez vous qu’un gamin déjà mal dans sa peau et se sentant différent puisse avancer s’il ne sait pas comment il fonctionne : lui expliquer comment fonctionne son cerveau, ses émotions, les difficultés qu’il peut rencontrer, les avantages que ca lui apporte … Mais parfois aussi le fonctionnement des autres pourquoi ils se passionnent pour certains sujets, se comportnat de telle manière en groupe, le temps dont ils ont parfois besoin pour comprendre et assimiler une notion, les codes sociaux (parceque les HP présentant aussi parfois des troubles du spectre autistique …)
2- Un HP est une personne curieuse et avec une soif insatiable de connaissances et de découvertes mais c’est aussi et surtout un être d’hyper emotivite (mille merci à Jeanne Siaud Facchin et Jean francois Laurent qui le soulignent !!) … je pense sincèrement que pour s’épanouir dans ce monde les enfants et adultes HP doivent connaitre et gérer leurs émotions (je ne dirais pas maitriser ce serait illusoire ^^) : sophrologie, pleine conscience, sport, art, yoga qu’importe mais il leur faut des outils pour vivre leurs émotions plus sereinement à l’école, à la maison, au travail plus tard …
3 - Les aider à donner du sens … je pense que la pire angoisse des HP c’est de ne pas avoir de réponses à leurs inombrables questions : c’est le signe d’une instabilité et d’un vide de sens on ne peut plus anxiogene… alors je suis bien d’accord que répondre aux questions existentielles fondamentales (Dieu, la vie, la mort, le monde son origine et sa fin) est un leurre mais donner des pistes, essayer c’est deja beaucoup !
4 - Et puis il y a l’école … et la c’est parfois une question de lotterie : tomber sur la bonne classe, le/les bons profs, le bon directeur / CPE, la bonne psy / COP, … vaste programme !!! Et puis il y a la peur des parents d’informer les profs de peur de remettre en cause leur travail donc de les braquer et que ce soit une fois encore le loulou qui trinque . Mais c’est une des rares choses qu’on puisse faire, informer (avec des élements scientifiques ca limite la remise en cause de l’existence des HP : on me l’a dit aussi “ce n’est que l’invention de pseudopsychologue” !) aussi bien les directeurs, les professeurs mais aussi et la je ne sais pas si vous serez de mon avis mais les élèves doivent comprendre ! Leur expliquer pourquoi Mateo est en fauteuil roulant, pourquoi Virginie a des feuilles A3 a cause de ses yeux, pourquoi valentin a le droit de sortir s’aerer quand il ne tient plus en place, pourquoi Louis vient moins souvent que les autres, pourquoi Sacha a trois fois plus de travail que les autres sinon il s’ennuie … sans mettre les Dys en position d’inferiorité et les HP en haut du podium (c’est souvent liés d’après ce que j’ai compris en plus …). Dans nos projets de tolerance et de bienveillance tout ca part peut etre des eleves : lui est meilleur et rapide la dedans mais il galere sur son equilibre, sa proprioception et la gestion des emotions, untel a une imagination incroyable et dessine a merveille mais il a de mal a structurer tout ca … Les enfants sont peut etre plus intelligent que nous si on leur explique simplement les choses … (?) Et ca peut peut etre aboutir a des projets decbinomes : Lucas est HP mais desordonne + vanessa galere en math/francais mais maitrises les regles implicites et aide lucas a se canaliser et s’integrer ?
5- Et puis a quoi bon generaliser … je crois que moi tout ce dont j’aurai eu besoin aurait ete de balles de tennis sous les pieds de chaises (hyperesthesie qu’on diagnostique peu voire pas en France mais qui est une source de fatigue incroyable ) et de profs qui ne disent pas “tu peux baisser la main je sais que tu sais”

Finalement c’est peut etre juste s’adapter comme avec tous les enfants mais plus car ce sont des enfants plus ou tres tout ^^

Je ne sais pas si j’ai apporte grand chose au débat ^^ Mais en tout cas je ne sais pas si les écoles adaptées sont une solution … je suis plus pour l’Ecole adaptée … sinon on va où ? des écoles pour les Dys, des écoles pour les hyperactifs, des écoles pour les quelques normaux, des écoles pour les handicapés moteurs … ce n’est pas pour moi la clé de la mixité et de la tolerance ^^


#14

Magnifique témoignage:) merci. merci pour l’éclairage que tu apportes sur les émotions difficiles à gérer des HP, cela peux aider les professionnels à accepter les pertes de contrôle de ces enfants. Merci pour les solutions que tu proposes et surtout sur l’importance d’être honnête avec tous, parents, camarades, ce qui n’est pas toujours simple car il y a un protocole à tenir chez les enseignants, des choses que nous n’avons pas le droit de dire normalement. Et merci pour cette belle leçon de tolérance qui nous encourage à accepter TOUS les élèves dans l’école publique, et à tenter de s’adapter à toutes les différences, mais encore une fois, le vrai manque c’est le manque de formations efficaces des enseignants.


#15

Merci à toi d’avoir lu mon roman :wink:
J’imagine que mon propos est assez idéaliste et bien loin de ce qui est possible aujourd’hui en france avec la formation (non formation ?) des instits … mais j’ai vu tellement de gamins malheureux à l’école … Le petit Paul en Moyenne section qui pleure en sortant de l’école épuisé “on a que travailler aujourd’hui c’était nul” … pourtant un petit garçon " normal " … pas très rassurant :cry:


#16

Bonjour à tous,
C’est tout le paradoxe, on impose aux enfants (HP ou autres) de s’adapter à l’école alors que c’est le contraire qui devrait se produire.
Pas plus tard que la semaine dernière, l’IEN est venue m’inspecter ( assez bienveillante et pourtant, c’est une espèce que je n’aime guère, entre autres caractéristiques, les HPI sont souvent “fâchés” avec la hiérarchie…:sunglasses:) je lui ai fait remarquer que la première chose à voir dans ma classe était que les enfants s’y sentaient bien. J’ai ajouté qu’à mon sens, l’ambiance de classe était la toute première chose à travailler.
Elle m’a répondu que les enfants étaient bien dans toutes les classes…:smirk: bel exemple de langue de bois.
Cordialement.
Alain.


#17

Bonjour à tous,
Comme vos commentaires font écho au vécu de Ptitom HP et à notre désarroi commun face à “l’adversité” de l’enseignante. Même si cela ne fait pas avancer la situation : on se sent moins seuls.
Un petit état des lieux : Ptitom et sa maîtresse ne se supportent plus. Excédée, la maitresse m’a interpellée à la sortie pour me l’exprimer sans détour et nous sommes convoqués (date à déterminer) avec la psychologue scolaire, les deux maîtresses et la directrice pour trouver une solution à l’attitude de Ptitom qui “n’a pas intégré qu’il était un élève et qu’il devait écouter la maitresse, en plus il est trop lent ou oublie des consignes, il parle tout le temps.” Elle ne sait plus comment faire avec lui malgré les efforts pour prendre en compte sa particularité.

Auriez-vous des conseils pour nous préparer à cette rencontre avec Ptitom “qui est un menteur irrespectueux” (propos de la maitresse ce matin devant moi interloquée) et l’équipe pédagogique.
Merci de m’avoir lue.


#18

Perso j’irais en approche mode CNV même si c’est dur à avaler ( je ne sais pas si vous connaissez la Communication Non Violente) : essayez d’aller sur sa colline à elle… “quand vous dites cela vous devez sûrement vous sentir démunie face à lui…, vous avez besoin d’honnêteté, de calme, et de plus d’écoute de sa part… aussi de respect…” vous pouvez dire aussi comment vous vous sentez quand vous entendez cela :slight_smile: puis faites peut être une proposition, ses solutions pour la soulager… : peut être que votre neuropsy a donné des pistes d’aménagement? est-ce que la maîtresse connaît les travaux d’Olivier REVOL qui donne plein de pistes et est extrêmement positif ? et le livre aussi qui va avec (enfin il y en a plusieurs!) http://www.anpeip.org/whos-who-todo/179-federation/expert-whos-who/150-revol-olivier je pense qu’elle dit cela car elle connaît mal le problème…


#19

Merci lunette pour le mode d’approche en mode CNV que par principe je m’efforce d’appliquer qui plus est en présence d’enfants.
L 'échange a finalement eu lieu ce matin juste à 3 (la directrice / Ptitom et moi) elle a semblé à l’écoute de notre ressenti et à même proposé qu’en cas de “surcharge émotionnelle” Ptitom aille la trouver pour l’exprimer sans crainte.
Concernant la méconnaissance des particularités des HP : la maitresse a les conseils de la neuropsy depuis le début de l’année. J’ai du faire des erreurs en lui remettant pour complément d’infos un fascicule de l’EN sur les paradoxes de ces enfants et des conseils aux enseignants, en lui demandant ce qu’elle avait mis en place comme elle l’avait elle même proposé. En gros je culpabilise d’avoir pensé qu’elle avait peut être besoin de pistes.
Après l’échange plutôt serein et à priori constructif avec la directrice (qui a du aussi découvrir certaines pratiques pédagogiques de sa collègue), je nous sent presque rassurés pour les quelques semaines avant les vacances.
Merci en tout cas .


#20

Bonjour à tous,
Je suis la maman de deux enfants. Mon aîné a 4ans et 3mois, et je l’ai un peu accompagné selon ce que Céline Alvarez propose. Résultats : il sait lire. Très bien me direz-vous, mais cela me stresse pour son insertion à l’école. Nous vivons en Californie, il devrait rentrer en Kindergarden en sept prochain (une équivalence de 3ème année de maternelle peut-être un peu plus poussée). Au début je me disais super, l’école lui apprendra à lire en anglais, et moi je ferais l’école à la maison en français. Mais vu la rapidité d’apprentissage de mon fils, je n’ose plus faire de maths par exemple parce que j’ai l’impression que ça va creuser un fossé énorme avec ce qu’il va faire à l’école. Je commence même à me demander si mon fils n’est pas précoce, alors que jusqu’à présent je me disais qu’il avait juste de la chance que sa maman s’était intéressée au travail de Céline Alvarez. :wink: Qu’en pensez-vous ? J’ai bien pensé de ne pas le scolariser mais je ne le souhaite pas car déjà je suis incapable de l’accompagner en anglais et ensuite parce que je vois bien que pour mon fils ses copains c’est hyper méga important et je ne vois pas comment lui procurer autant de temps de relation avec ses pairs autrement qu’à l’école. Vous croyez que je devrais lui faire passer un test de QI ? Ca coûte 1000$ ici !!! Mais je suis prête à payer ce prix si ça peut permettre un meilleur accompagnement pour lui à l’école. Le problème avec mon fils c’est que c’est un discret. Il ne se met jamais en avant. A sa pré-school, quand je leur dis qu’il lit très bien en français, j’ai l’impression qu’elles ne me croient pas. (Par exemple, sa soeur a eu le jeu de smart games “les trois petits cochons”. Lors du week-end, james a fait tous les challenges même le niveau master avec moi qui regardait à côté. Donc je sais qu’il sait tout faire. On a amené le jeu à l’école, et les maîtresses ne m’ont fait aucun retour. Je suis quasi sûre que mon fils n’a pas montré aux autres son réel niveau à ce jeu sinon les maîtresses m’auraient fait une réflexion.) J’ai l’impression aussi que le saut de classe est hyper mal vu ici. Que me conseillerez-vous ? Joyeux Noël à tous !!