Enfant Intellectuellement Précoce, à Haut Potentiel (EIP, HPI, THPI)


#13

Bonjour à vous

En tant que HP et ayant de nombreux amis HP … peut etre que mon avis peut apporter un peu également ? J’ai pour ma part souffert de cette école normative et restrictive dès le CP jusqu’au lycée ou j’ai quitté le système scolaire classique en fin de première pour le CNED pour passer ce fichu bac. Je suis passée par nombre des douloureuses phases que peuvent traverser les HP : harcèlement scolaire (dieu merci je n’avais pas facebook et compagnie ca limitait les violences au cadre scolaire ce qui n’est plus souvent le cas), phobie scolaire, insomnie, hyperinvestissement dans les asso et les cours, absentéisme (avec une CPE et une COP incroyable qui connaissait / comprenait et tachait d’adapter tant bien que mal …ce qui est une chance inestimable), malaises et puis le lycée avec la découverte du cannabis et le début d’un léger décrochage qui annoncait les limites de ce dont j’étais capable ! Certains de mes amis HP se sont réfugiès qui dans la drogue (aucune n’a eu le bac), qui dans l’hypernormalité (je fais le clown, je me pose à 11 de moyenne meme si je trouve ca simplissime et je joue les leaders), dans l’anorexie, dans la rébellion … J’ai le sentiment de ne pas donner beaucoup d’espoir dans mon message mais je rejoins @Doom sur son constat d’être constamment à part, en dehors …

Ce n’est pas pour autant qu’aucune solution n’existe
1- D’abod je suis une grande pro-honnetete face aux enfants HP : comment voulez vous qu’un gamin déjà mal dans sa peau et se sentant différent puisse avancer s’il ne sait pas comment il fonctionne : lui expliquer comment fonctionne son cerveau, ses émotions, les difficultés qu’il peut rencontrer, les avantages que ca lui apporte … Mais parfois aussi le fonctionnement des autres pourquoi ils se passionnent pour certains sujets, se comportnat de telle manière en groupe, le temps dont ils ont parfois besoin pour comprendre et assimiler une notion, les codes sociaux (parceque les HP présentant aussi parfois des troubles du spectre autistique …)
2- Un HP est une personne curieuse et avec une soif insatiable de connaissances et de découvertes mais c’est aussi et surtout un être d’hyper emotivite (mille merci à Jeanne Siaud Facchin et Jean francois Laurent qui le soulignent !!) … je pense sincèrement que pour s’épanouir dans ce monde les enfants et adultes HP doivent connaitre et gérer leurs émotions (je ne dirais pas maitriser ce serait illusoire ^^) : sophrologie, pleine conscience, sport, art, yoga qu’importe mais il leur faut des outils pour vivre leurs émotions plus sereinement à l’école, à la maison, au travail plus tard …
3 - Les aider à donner du sens … je pense que la pire angoisse des HP c’est de ne pas avoir de réponses à leurs inombrables questions : c’est le signe d’une instabilité et d’un vide de sens on ne peut plus anxiogene… alors je suis bien d’accord que répondre aux questions existentielles fondamentales (Dieu, la vie, la mort, le monde son origine et sa fin) est un leurre mais donner des pistes, essayer c’est deja beaucoup !
4 - Et puis il y a l’école … et la c’est parfois une question de lotterie : tomber sur la bonne classe, le/les bons profs, le bon directeur / CPE, la bonne psy / COP, … vaste programme !!! Et puis il y a la peur des parents d’informer les profs de peur de remettre en cause leur travail donc de les braquer et que ce soit une fois encore le loulou qui trinque . Mais c’est une des rares choses qu’on puisse faire, informer (avec des élements scientifiques ca limite la remise en cause de l’existence des HP : on me l’a dit aussi “ce n’est que l’invention de pseudopsychologue” !) aussi bien les directeurs, les professeurs mais aussi et la je ne sais pas si vous serez de mon avis mais les élèves doivent comprendre ! Leur expliquer pourquoi Mateo est en fauteuil roulant, pourquoi Virginie a des feuilles A3 a cause de ses yeux, pourquoi valentin a le droit de sortir s’aerer quand il ne tient plus en place, pourquoi Louis vient moins souvent que les autres, pourquoi Sacha a trois fois plus de travail que les autres sinon il s’ennuie … sans mettre les Dys en position d’inferiorité et les HP en haut du podium (c’est souvent liés d’après ce que j’ai compris en plus …). Dans nos projets de tolerance et de bienveillance tout ca part peut etre des eleves : lui est meilleur et rapide la dedans mais il galere sur son equilibre, sa proprioception et la gestion des emotions, untel a une imagination incroyable et dessine a merveille mais il a de mal a structurer tout ca … Les enfants sont peut etre plus intelligent que nous si on leur explique simplement les choses … (?) Et ca peut peut etre aboutir a des projets decbinomes : Lucas est HP mais desordonne + vanessa galere en math/francais mais maitrises les regles implicites et aide lucas a se canaliser et s’integrer ?
5- Et puis a quoi bon generaliser … je crois que moi tout ce dont j’aurai eu besoin aurait ete de balles de tennis sous les pieds de chaises (hyperesthesie qu’on diagnostique peu voire pas en France mais qui est une source de fatigue incroyable ) et de profs qui ne disent pas “tu peux baisser la main je sais que tu sais”

Finalement c’est peut etre juste s’adapter comme avec tous les enfants mais plus car ce sont des enfants plus ou tres tout ^^

Je ne sais pas si j’ai apporte grand chose au débat ^^ Mais en tout cas je ne sais pas si les écoles adaptées sont une solution … je suis plus pour l’Ecole adaptée … sinon on va où ? des écoles pour les Dys, des écoles pour les hyperactifs, des écoles pour les quelques normaux, des écoles pour les handicapés moteurs … ce n’est pas pour moi la clé de la mixité et de la tolerance ^^


#14

Magnifique témoignage:) merci. merci pour l’éclairage que tu apportes sur les émotions difficiles à gérer des HP, cela peux aider les professionnels à accepter les pertes de contrôle de ces enfants. Merci pour les solutions que tu proposes et surtout sur l’importance d’être honnête avec tous, parents, camarades, ce qui n’est pas toujours simple car il y a un protocole à tenir chez les enseignants, des choses que nous n’avons pas le droit de dire normalement. Et merci pour cette belle leçon de tolérance qui nous encourage à accepter TOUS les élèves dans l’école publique, et à tenter de s’adapter à toutes les différences, mais encore une fois, le vrai manque c’est le manque de formations efficaces des enseignants.


#15

Merci à toi d’avoir lu mon roman :wink:
J’imagine que mon propos est assez idéaliste et bien loin de ce qui est possible aujourd’hui en france avec la formation (non formation ?) des instits … mais j’ai vu tellement de gamins malheureux à l’école … Le petit Paul en Moyenne section qui pleure en sortant de l’école épuisé “on a que travailler aujourd’hui c’était nul” … pourtant un petit garçon " normal " … pas très rassurant :cry:


#16

Bonjour à tous,
C’est tout le paradoxe, on impose aux enfants (HP ou autres) de s’adapter à l’école alors que c’est le contraire qui devrait se produire.
Pas plus tard que la semaine dernière, l’IEN est venue m’inspecter ( assez bienveillante et pourtant, c’est une espèce que je n’aime guère, entre autres caractéristiques, les HPI sont souvent “fâchés” avec la hiérarchie…:sunglasses:) je lui ai fait remarquer que la première chose à voir dans ma classe était que les enfants s’y sentaient bien. J’ai ajouté qu’à mon sens, l’ambiance de classe était la toute première chose à travailler.
Elle m’a répondu que les enfants étaient bien dans toutes les classes…:smirk: bel exemple de langue de bois.
Cordialement.
Alain.


#17

Bonjour à tous,
Comme vos commentaires font écho au vécu de Ptitom HP et à notre désarroi commun face à “l’adversité” de l’enseignante. Même si cela ne fait pas avancer la situation : on se sent moins seuls.
Un petit état des lieux : Ptitom et sa maîtresse ne se supportent plus. Excédée, la maitresse m’a interpellée à la sortie pour me l’exprimer sans détour et nous sommes convoqués (date à déterminer) avec la psychologue scolaire, les deux maîtresses et la directrice pour trouver une solution à l’attitude de Ptitom qui “n’a pas intégré qu’il était un élève et qu’il devait écouter la maitresse, en plus il est trop lent ou oublie des consignes, il parle tout le temps.” Elle ne sait plus comment faire avec lui malgré les efforts pour prendre en compte sa particularité.

Auriez-vous des conseils pour nous préparer à cette rencontre avec Ptitom “qui est un menteur irrespectueux” (propos de la maitresse ce matin devant moi interloquée) et l’équipe pédagogique.
Merci de m’avoir lue.


#18

Perso j’irais en approche mode CNV même si c’est dur à avaler ( je ne sais pas si vous connaissez la Communication Non Violente) : essayez d’aller sur sa colline à elle… “quand vous dites cela vous devez sûrement vous sentir démunie face à lui…, vous avez besoin d’honnêteté, de calme, et de plus d’écoute de sa part… aussi de respect…” vous pouvez dire aussi comment vous vous sentez quand vous entendez cela :slight_smile: puis faites peut être une proposition, ses solutions pour la soulager… : peut être que votre neuropsy a donné des pistes d’aménagement? est-ce que la maîtresse connaît les travaux d’Olivier REVOL qui donne plein de pistes et est extrêmement positif ? et le livre aussi qui va avec (enfin il y en a plusieurs!) http://www.anpeip.org/whos-who-todo/179-federation/expert-whos-who/150-revol-olivier je pense qu’elle dit cela car elle connaît mal le problème…


#19

Merci lunette pour le mode d’approche en mode CNV que par principe je m’efforce d’appliquer qui plus est en présence d’enfants.
L 'échange a finalement eu lieu ce matin juste à 3 (la directrice / Ptitom et moi) elle a semblé à l’écoute de notre ressenti et à même proposé qu’en cas de “surcharge émotionnelle” Ptitom aille la trouver pour l’exprimer sans crainte.
Concernant la méconnaissance des particularités des HP : la maitresse a les conseils de la neuropsy depuis le début de l’année. J’ai du faire des erreurs en lui remettant pour complément d’infos un fascicule de l’EN sur les paradoxes de ces enfants et des conseils aux enseignants, en lui demandant ce qu’elle avait mis en place comme elle l’avait elle même proposé. En gros je culpabilise d’avoir pensé qu’elle avait peut être besoin de pistes.
Après l’échange plutôt serein et à priori constructif avec la directrice (qui a du aussi découvrir certaines pratiques pédagogiques de sa collègue), je nous sent presque rassurés pour les quelques semaines avant les vacances.
Merci en tout cas .


#20

Bonjour à tous,
Je suis la maman de deux enfants. Mon aîné a 4ans et 3mois, et je l’ai un peu accompagné selon ce que Céline Alvarez propose. Résultats : il sait lire. Très bien me direz-vous, mais cela me stresse pour son insertion à l’école. Nous vivons en Californie, il devrait rentrer en Kindergarden en sept prochain (une équivalence de 3ème année de maternelle peut-être un peu plus poussée). Au début je me disais super, l’école lui apprendra à lire en anglais, et moi je ferais l’école à la maison en français. Mais vu la rapidité d’apprentissage de mon fils, je n’ose plus faire de maths par exemple parce que j’ai l’impression que ça va creuser un fossé énorme avec ce qu’il va faire à l’école. Je commence même à me demander si mon fils n’est pas précoce, alors que jusqu’à présent je me disais qu’il avait juste de la chance que sa maman s’était intéressée au travail de Céline Alvarez. :wink: Qu’en pensez-vous ? J’ai bien pensé de ne pas le scolariser mais je ne le souhaite pas car déjà je suis incapable de l’accompagner en anglais et ensuite parce que je vois bien que pour mon fils ses copains c’est hyper méga important et je ne vois pas comment lui procurer autant de temps de relation avec ses pairs autrement qu’à l’école. Vous croyez que je devrais lui faire passer un test de QI ? Ca coûte 1000$ ici !!! Mais je suis prête à payer ce prix si ça peut permettre un meilleur accompagnement pour lui à l’école. Le problème avec mon fils c’est que c’est un discret. Il ne se met jamais en avant. A sa pré-school, quand je leur dis qu’il lit très bien en français, j’ai l’impression qu’elles ne me croient pas. (Par exemple, sa soeur a eu le jeu de smart games “les trois petits cochons”. Lors du week-end, james a fait tous les challenges même le niveau master avec moi qui regardait à côté. Donc je sais qu’il sait tout faire. On a amené le jeu à l’école, et les maîtresses ne m’ont fait aucun retour. Je suis quasi sûre que mon fils n’a pas montré aux autres son réel niveau à ce jeu sinon les maîtresses m’auraient fait une réflexion.) J’ai l’impression aussi que le saut de classe est hyper mal vu ici. Que me conseillerez-vous ? Joyeux Noël à tous !!


#21

Bonsoir,

je vais seulement te répondre par rapport au test car je connais très peu le système éducatif américain. Il est possible d’avoir de faux résultats positifs avant 6 ans. Il est donc conseillé d’attendre cet âge.

Joyeuses fêtes.


#22

Bonjour,

Voilà mon enfant de 3 ans est précoce et a une hyper-sensibilité. Il est en petite section mais depuis la rentrée les choses ne se passent pas bien, il pleure dès qu’il est contrarié ou fatigué, à du mal à aller vers les autres enfants, préfère la présence des adultes et poses toujours des questions, cherche à comprendre le pourquoi du comment.Il s’intéresse à beaucoup de choses mais les activités proposées par l’école ne lui conviennent pas toujours et dans ce cas, il n’écoute pas, fait le clown…
J’ai déjà eu 1 premier RDV avec le directeur. On me fait part de tout cela lors du rdv, on me dit d’essayer de le mettre à la journée, ce que je fais. Bien entendu cela se passe mal,on me demande pour le moment de le remettre que la demi-journée afin que tout le monde soit prêt à l’accueillir…
Ne sachant que faire, j’ai pris rendez-vous avec une psychologue qui accompagne les enfants en difficultés.

Auriez-vous des conseils à me donner pour accompagner mon enfant dans son évolution, lui apprendre à mieux gérer ses émotions et de trouver un intérêt peut-être au système éducatif (l’école) qui est proposé…

Merci :slight_smile:


#23

Bonjour
Alors … difficile de te conseiller. Je peux juste partager ma petite expérience.
Mon fils (aujourd’hui 17 ans) a été diagnostiqué HP fin 3ème. Contrairement au tien, sa scolarité s’est plutôt bien passée jusqu’en 5ème. On nous disait qu’il était intelligent mais je trouvais très prétentieux en tant que maman de demander un test de QI. Si j’avais sû, je l’aurais fait plus tôt.Parce que pendant 2 ans mon fils avait l’impression d’être anormal, il ne comprenait pas ce qui lui arrivait et se tapait la tête contre les murs. Le diagnostic n’a pas tout arrangé (loin de là !) mais il lui a permis de comprendre qu’il n’était ni mieux ni moins bien que les autres, juste différent et qu’il fallait apprendre à vivre avec cette différence.
Ton fils est encore jeune sans doute pour un test de QI mais il a besoin d’être accompagné … et toi aussi ! Il faut savoir que c’est très éprouvant d’avoir un enfant qui passe du grenier à la cave au niveau émotion !
Surtout quand ça va mal ! J’essaie (mais ce n’est pas facile …) dans ces cas là de me souvenir qu’il ressent tout multiplié par 100 mais que ça va passer ! Effectivement ça passe … et ça revient !

Au niveau scolarité, j’ai eu de la chance parce que le mien a “tenu” jusqu’à aujourd’hui même si cette année de terminale est compliquée. Je dois reconnaître que le système scolaire (en général !) est quand même très mal fait pour les enfants qui ne rentrent pas dans le cadre ! même si, heureusement, on a des enseignants qui essaient de faire bouger les choses ou tout au moins de s’adapter à chaque enfant. Et je suis enseignante …

Quand mon fils se renseigne pour son orientation, il ne veut plus entendre parler d’études purement “scolaires” où il faut rester derrière un bureau. Difficile en tant que parent de se dire qu’il risque de ne pas exploiter son potentiel. Mais au bout d’un moment, comme tout parent, on a juste envie que notre enfant soit heureux !

Pour gérer ses émotions, il paraît que la sophro peut être efficace ?
Bon courage !


#24

Bonjour,

il existe des psychologues privés spécialisés dans l’accompagnement des enfants à haut potentiel. Il y en a un près de chez moi et je sais qu’il aide beaucoup de familles. Où habites-tu ? Je suis en Savoie à côté de Chambéry. J’imagine qu’on doit pouvoir en trouver un peu partout en France mais si tu es dans le même coin que moi, je peux te donner ses coordonnées.

Bon courage.


#25

Bonjour à tous,

Pour les petits zèbres, et les adultes qui les accompagnent, parents et enseignants, je vous partage la conférence de Véronique Garas et Pascale Perroteau : “Les intelligences multiples chez l’enfant précoce” https://www.youtube.com/watch?v=_a9ngNs6PhA .
(avec en bonus quelques bonnes punchlines qui convainquent d’avancer sur la voie d’une autre approche de l’école, cf 24:30 ! et les secondes avant pour le contexte).

Et une référence qui me parait incontournable pour les zèbres, petits et grands, ce sont les travaux de Jeanne Siaud-Facchin : https://www.jeannesiaudfacchin.com/index.php?lang=en .

J’espère que tout le monde va bien, petits et grands.


#26

Bonjour,

Je vs expose un peu ma situation, peut être que quelqun pourra m’éclairer.
C’est assez déroutant, car mon entourage répète sans arrêt que mon fils de 3 ans et 7 mois est en avance.

Pour nous ses parents, on voit bien qu’il y a des choses qu’il a acquis de manière rapide, sans vraiment que l’on s’en rende compte.
Il a parlé tôt même si je n’ai pas de repère, a 15 mois il essayait de répéter le mot “cacahuète” don le mots plus simple on ete acquis avant, marche acquise à 12 mois sans 4 pattes, propreté jour 23mois et nuit 2 ans 8 mois.
A l’école tout se passe bien, la maîtresse nous rapporte qu’il s’exprime très bien, et qu’au niveau de certain apprentissage (compter/denombrer) ils vont plus loin qu’avec les autres. Il souhaite cependant aller jouer avec les plus grand qui le l’accepte pas,c’est lui qui rapporte souvent ca le soir.

Il est capable de me raconter une histoire au mot près. Il fait des puzzle recommander au enfant de l’age de 5 ans au moins 48pieces sans aide, mais a besoin du regard de l’adulte . Sait faire du vélo sans stabilisateur. Il aime des choses telles que les dinosaures, construire des choses complexes…il écrit son prénom et connaît les lettres qui le’compose, est demandeur de savoir ce qui est écrit dans les livres. Connaît une grand nombre de comptines, aime regarder des dessins animés en anglais.

Lorsqu’il fait quelque choses il ne supporte pas de ne pas y arrivé, ne demande pas d’aide ou peu (exemple pr le vélo, qd il n’y arrive pas il porte et jette le velo au sol, cris…),a l’inverse quand il réussi il fait 1 fois 2 fois et stop, ca l’agace.

Au niveau relationnel, il me semble se contenir énormément a l’extérieur et avec moi (la maman) c’est l’explosion, de question, d’émotions (souvent la colere)et il avec ca il est très demandeur pour ne pas dire hyper épuisant!

Cependant, Je ne m’étais pas posé la question de son avance, malgré les nombreuses interpelletation de l’entourage (qui travaille auprès d’enfant de son âge en crèche, ecole) et je la pose aujourd’hui, dans le but de stopper ces questionnements qui finalement germent aussi dans ma tête à force et qui plus est en lien avec son comportement assez complexe de ces derniers temps.

Je ne sais pas vraiment vers qui me tourner, psychologue ? Ou se laisse t’on du temps pour voir évoluer ? Est ce juste un passage difficile (même s’il a toujours été trés trés demandeur et éveillé).
Comment l’accompagner dans ces envies d’apprendre, qui son assez déroutante, vis à vis je l’avoue des croyance que nous pouvons avoir. C’est pas de ton âge, tu es trop petit ou trop grand…
Et puis en tant que parent c’est assez difficile (en tout cas pour moi) d’interpeller sur ce sujet, au risque de surestimer/ surévalués les compétences de mon fils ou à l’inverse de passer à côté de quelque chose. Après avoir lu différentes informations sur internet, il y a pleins de choses qui correspondent à mon petit garçon et d’autre pas du tout…

Merci d’avance pour le retour que vous’ me ferez.


#27

Bonsoir,

Je n’ai pas grand chose à ajouter par rapport à mon précédent message. Je pense que 3 ans c’est encore tôt pour lui faire passer un teste de QI mais dès qu’il se sentira en décalage ou mal dans sa peau il faudra y penser : mettre des mots soulage bien des … maux !
Pour l’instant il faut surtout accepter qu’il exprime ses émotions +++ et son besoin de justice +++ : l’argument “ce n’est pas de ton âge, ça c’est pour les grands” n’est pas un bon argument pour un enfant HP qui a besoin que la règle soit la même pour tous, petit ou grand.
Bon courage !


#28

Bonjour,
je suis d’accord avec Foufou que vous ne pouvez pas le faire tester à 3 ans, enfin, c’est possible mais certains domaines testés à partir de 6 ans, ne sont pas testés avant et cela peut entraîner de faux positifs. Cependant, il ne faut pas attendre que votre enfant soit trop mal. De mon point de vue, si c’est déjà compliqué et qu’il est haut potentiel, plus tôt il le saura, plus rapidement il comprendra sa différence et plus tôt il s’acceptera. Je vous conseille le livre de Siaud-Facchin, “L’enfant surdoué comment l’aider à grandir, l’aider à réussir”. Elle y explique très bien comment beaucoup d’enfants haut potentiel sont détectés à l’adolescence lorsqu’ils sont en dépression parce qu’ils se sentent coupables de leur différence.
Après, comme je le disais plus haut, il existe des psychologue spécialisés qui peuvent vous accompagner sans forcément effectuer le test.
Bon courage.


#29

Merci pour vos réponses.
A vrai dire, je ne pensais pas vraiment à le faire tester, en tout cas pas dans l’immédiat. Et puis comme je le disais dans mon 1er commentaire, je vois bien qu’il y a une différence dans son évolution par rapport à d’autre, mais je n’ai pas l’impression non plus que ce soit un truc de fou. Je minimise ? Les autres (famille, entourage… ) exagèrent ils ? avez vous ressentis ca aussi ?
Je pense que nous allons lire, lire, échanger avec la maîtresse a l’école pr faire le point sur ce qu’elle en pense…

Merci encore pour vos réponses.


#30

Et nous faire accompagner en fonction des évolutions et des choses qu’il manifestera…

On est juste un peu perdu entre ses demandes, en vues et ds fois son comportement… c’est déroutant ++.


#31

Bonjour Alexandra,

Je retrouve vraiment des similitudes avec mon fils, la maîtresse de cm1 m’a demandé de faire un bilan neuropsychologique. Mon fils s’est passionné très tôt des dinosaures, il connaît le sujet par cœur, les pokemons également il adore l’ordinateur (minecraft) il est très doué, il adore les jeux vidéos, il finit les jeux très rapidement. Mais comme on le sait dans notre société actuelle les écrans doivent être utilisé à très faibles doses mais mon fils est vraiment passionné par cela. Mon fils se filme également quand il joue. Mon fils se retrouve énormément dans votre fils. Comment est votre fils au niveau scolaire, quel âge a t-il? Je limite les horaires de connexion car je n’ai pas le choix mais je ne veux pas lui limiter sa passion. Quand il aime quelque chose il prend énormément de temps dessus jusqu’a Comprendre tout vraiment tout. Il s’interesse A beaucoup de chose. Par contre il est très peu sportif, je lui demande de choisir un sport chaque année car il en a besoin mais il n’accroche pas beaucoup les jeux collectifs , il est plus natation ou sport individuel. Comment est votre fils? Cela pourrait nous aider d’echanger sur ce sujet. D’ou Venez vous ? Je suis de Cannes. Merci pour votre retour. Cordialement Caroline


#32

Bonjour Caroline, nous sommes de Normandie, Caen exactement. Mon fils a 14 ans, il est 4 ème. La scolarité se passait très bien en primaire mais là c’est laborieux, c’est la pédagogie qui ne lui convient pas. Il est dans un collège privé où ce n’est que du bourrage de crâne, du par coeur, ce à quoi il n’adhère pas. Début d’année 13.5 de moyenne et là on est juste à la moyenne. Il n’exploite pas ses capacités car il s’ennuie en cours, n’en voit pas le sens pour sa vie future. Pour ne pas qu’il décroche (ce fut à la limite l’année dernière), je ne le lâche pas. Tous les soirs, je revoie les cours avec lui et je lui explique ce qu’il n’a pas compris. C 'est usant psychologiquement car après une journée de travail il faut être motivé. Mais je ne veux pas qu’il décroche et ça ne le rassure que je sois là. Je ne vous dis pas que c’est facile tous les jours mais je veux qu’il tienne le coup face à ce système. Il ne fait plus de sport depuis 3 ans car il en éprouve aucun plaisir. Auparavant il en faisait car je ne lui laissais pas le choix. Mais la psy m’a conseillé de lui faire reprendre une activité dès septembre : pas de collectif mais individuel. Quant aux jeux vidéos,( il fait des compétitions 'en amateur), il y passe du temps mais avec ses copains et les nouvelles recherches montrent que le jeu vidéo a aussi des vertus (à condition de ne pas y passer la journée bien sûr). Je suis précoce aussi et je sais combien quand on est enfant et ado, on a besoin de cadre. Même s’ils peuvent entretenir des discussions d’adulte, ils restent des enfants. Je ne sais pas si je fais bien les choses mais je suis ferme, je ne lâche pas les choses (scolairement et sur certaines règles de vivre ensemble) mais avec bienveillance amour et beaucoup d’humour. Je lui apprends que les gens ne s’adapteront pas à lui mais cela devra être l’inverse; par conséquent, je ne tolère pas son insolence en cours (même si elle est rare), je lui fais rencontrer une psy pour gérer ses émotions. Même si il n’est pas responsable, on ne peut pas tout accepter mais plutôt essayer de mettre des mots sur ce qu’ils ressentent et leur apprendre aussi à essayer de comprendre l’autre. J’espère que mon témoignage peut vous aider, même si la distance nous sépare, nous pouvons communiquer.
Je vous souhaite une belle soirée. Alexandra