Enquête métier - bilan


#1

Bonjour,

Dans le cadre de mon bilan de compétences, je dois effectuer une enquête métier. Pour ce faire, j’ai listé plusieurs questions. Est-ce que certains d’entre vous accepteraient de répondre à mes questions par écrit s’il vous plaît ? Cela m’aiderait beaucoup.

J’ai listé plusieurs questions, mais vous pouvez répondre uniquement à celles de votre choix. Voici ma liste :

1° Quelles sont les principales difficultés de votre métier (relations avec les parents ? Changements politiques ? Changements dans les programmes ?) ?

2° Peut-on choisir d’exercer en école maternelle ou en école primaire ?

3° Est-ce que vous conseilleriez votre métier à un professionnel en reconversion ?

4° Qu’est-ce que vous aimez le plus, aujourd’hui, dans votre métier ? Et à l’inverse, qu’est-ce que vous aimez le moins ?

5° Êtes-vous confronté(e) à des contraintes particulières au quotidien ?

6° Quel temps consacrez-vous à votre métier en plus des heures scolaires ?

7° Quel est le poids de l’administratif, des réunions dans votre métier ?

8° Comment se déroulent les affectations ? Est-ce que les changements d’établissement sont fréquents ?

9° Pouvez-vous me donner trois qualités essentielles pour exercer ce métier ?

10° Pouvez-vous me donner trois compétences indispensables pour ce métier ?

11° Quel parcours de formation conseillez-vous pour passer le concours ?

12° Connaissez-vous des professeurs ayant passé et réussi le 3ème concours ou effectué une reconversion professionnelle pour exercer ce métier ?

13° Que faut-il savoir, selon vous, avant d’envisager une reconversion pour exercer le métier de professeur des écoles ?

Je vous remercie par avance pour votre temps. J’hésite vraiment à passer le 3ème concours à l’issue de mon bilan de compétences et cette enquête métier doit m’aider dans ma prise de décision.

Laura


#2

1°- Autrefois au sein de l’Education n. : la rigidité de l’emploi du temps et des espaces en collège + effectif des classes trop lourd pour moi + fonctionnement peu collégial sauf à rogner largement sur son temps personnel.
Actuellement en indépendante (hors EN) : attentes contradictoires des parents, donc enfants déstabilisés (selon mon point de vue)

3°- Pas trop non, mais le plus important : suivre son envie et EXPERIMENTER par soi-même pour comprendre en quoi le métier vous convient ou pas personnellement. Ce qui est bon pour l’un(e) ne sera pas forcément bon pour l’autre…

4°- Aujourd’hui je suis très contente d’avoir enfin quitté l’hypocrisie de l’Education n. (pas les humains, mais le système) car je ne pouvais plus transmettre d’une façon qui me paraissait juste pour les élèves et moi-même). Ce que j’aime dans le fait d’enseigner : contribuer à rendre les humains libres d’être qui ils sont, tels qu’ils sont. Si on s’y prend dès l’enfance, petit à petit un meilleur monde peut advenir, plus juste, plus sain, yes !
Ce qui est difficile, c’est d’accompagner à grandir et à apprendre la vie sans juger et sans chercher à conduire l’enfant là où il ne veut pas aller : respecter sa nature sans le laisser enfermé dans ses peurs/limitations apprises… Pour moi c’est important mais difficile de (faire) respecter qu’il y a plusieurs chemins pour apprendre (pas seulement celui des parents ou de l’EN).

5°- à l’EN : voir ci-dessus Q. 1°
En indépendante : rendre une offre d’enseignement alternatif à EN compréhensible, visible et accessible pour les parents ; ils ont tendance à limiter leur vision de l’apprentissage à celui qu’ils ont connu eux-mêmes ou à celui de l’EN. Donc cela se traduit par des contraintes matérielles au final pour moi…

6°- “heures scolaires” ? Que voulez-vous dire : heures avec les apprenants (“face élèves”) ? J’avais essayé de compter ce temps hors-élèves quand j’étais à l’EN : impossible sauf à se transformer en robot : la charge mentale est énorme si on ne sait pas protéger son espace privé, ce qui était mon cas : week-end passés à corriger (prof’ de français) ou à y penser (ce qui revient au même), cours sans cesse retouchés (car chaque classe est différente, pour le dire vite). Les semaines de conseils de classe puis de réunion parents dépassent largement les 40 h (en tout, donc 40 - 18 h (pour un certifié) = 22h minimum. Je rattrapais mes préparations ou corrections en retard accumulé durant les vacances scolaires (toujours prises à 50% pour cette raison, sans parler du numérique où l’enseignant est +/- attendu à toute heure (devoirs, messages parents, collègues, direction…). C’est sans fin, selon MON expérience.

7°- Soyons clairs et lucides : avec le numérique, tout ce temps administratif est devenu illimité. La limite c’est le ras-le-bol qui n’est pas le même pour chacun. Donc au final, un climat de travail malsain je trouve, où trop souvent on se “refile la patate chaude” (dossiers à remplir pour x, y z sans prévenir, pour le jour même, ou le lendemain et parfois même dans l’heure !!) Donc à chacun de savoir poser ses limites…
En indépendante, je suis plus libre de poser mes limites, mon cadre, mais je ne suis pas forcément suivie ou comprise… Donc c’est un coût. Voir la fable de La Fontaine “Le Loup et Le Chien”… :wink:

Espérant que cela vous aura été utile… <3 Bon courage à vous ! :wink: