Instruction En Famille (IEF)


#96

OUi ! signez !
Je suis tellement triste de mon côté… j’espère que les lignes peuvent bouger…


#97

Bonjour,
Merci d’avoir soulevé le sujet ici. Je suis professeur des écoles et lorsque mon fils m’a paru prêt et en besoin d’apprendre encore davantage, j’ai pensé d’emblée à l’école. Mais à la mairie, surprise, il n’était pas de la bonne année pour être scolarisé en PS. Me voilà donc de retour chez moi avec mes questionnements concernant cette année à venir où je souhaitais continuer à contribuer au développement de mon enfant au plus proche de ses besoins. Et c’est là que j’ai découvert que l’on pouvait s’instruire ailleurs qu’en établissement scolaire et que ce droit était constitutionnel en France. Qu’il était possible de concourir à l’effort national d’instruction en remplissant ce rôle. Ce fut une révélation pour moi. J’avais des doutes, des craintes qui reposaient essentiellement sur les préjugés que j’avais fini par intégrer sans le vouloir. Mais au bout de quelques temps, je me suis vite rendue compte que j’avais une maîtrise sur ces craintes et que je pouvais aisément trouver des solutions. Et quelles solutions ! Les possibilités en instruction en famille m’apparurent alors innombrables, illimitées ! J’avais absolument tous les moyens pour permettre le développement et l’épanouissement de mon enfant tout en respectant son rythme, ses besoins et en garantissant sa sécurité physique, psychologique et affective. Les possibilités de sorties, de rencontres avec des enfants de tous âges n’étaient limitées par aucun horaire ni calendrier. Mes enfants pouvaient avoir un nombre considérable d’activités sportives et artistiques, ce qu’ils ont fait. J’ai découvert le vrai sens du mot Liberté.

Les années ont passé, mes enfants ont grandi et sont autonomes, responsables, organisés et très entourés. Ils sont désireux d’apprendre comme au premier jour. Mon aîné se prépare doucement au passage du brevet. Ils construisent peu à peu leurs projets d’avenir. Ils sont sereins.

Enfin je devrais dire qu’ils l’étaient davantage avant ce discours.

Nous espérons de tout cœur que la communauté éducative réagisse fasse à ce non-sens révoltant et dangereux. Les familles instruisant leurs enfants ne font rien d’autre que de contribuer à un but commun à tous : celui d’instruire les enfants de notre pays. L’Ecole a besoin de ce soutien. En tant que professeur, je trouve essentiel que ce droit existe pour tous ceux qui pourront relever ce défi. C’est un choix courageux, volontaire et utile pour tous. L’Ecole peine tellement à fournir une instruction aux enfants dont elle a la charge, pourquoi lui en rajouter qui n’ont pas besoin d’elle ? L’Ecole doit rester un service rendu à ceux qui en ont besoin. Cela permet la responsabilisation des parents et leur investissement. Laisser le choix aux parents permet de faire le choix de l’école en souhaitant s’y investir et la soutenir. Comment serons-nous perçus, nous, enseignants d’une école obligatoire ?

Merci à tout ceux qui lutteront contre la suppression d’un droit fondamental qui n’est pas lié au problème visé. L’instruction en famille possède un cadre légal et est très contrôlée. Le ministre de l’éducation le dit lui-même dans son allocution du 18 juin 2020 au Sénat : le gouvernement doit veiller à l’application de ce cadre. Il en va de leur responsabilité. Et pour ce qui est des écoles clandestines, ils ont également les moyens de s’en charger. Les enfants en instruction en famille sont déclarés chaque année, de la même manière que ceux qui sont instruits en établissements, ainsi il est donc possible de savoir ceux qui ne figurent sur aucune liste. Il est d’ailleurs inadmissible que le gouvernement ne puisse pas donner des chiffres exacts du nombre d’enfants instruits à domicile car les mairies et les inspections académiques ont les chiffres exacts en lien avec les déclarations annuelles. Les enfants instruits en famille ont un contrôle annuel mené par l’inspecteur de circonscription qui va à leur rencontre, fait passer un entretien aux responsables légaux puis fait passer des exercices oraux et écrits aux enfants pour vérifier qu’ils reçoivent une instruction. J’ai ainsi vu mon inspectrice de circonscription chaque année alors que je n’avais été inspectée qu’une seule fois en 6 ans.

Je vous invite à contacter et à vous intéresser à ces familles car pour ma part, j’y ai découvert un vivier pédagogique, un milieu d’échange et de partage d’idées et d’initiatives comme je n’en avais jamais imaginé. Ces familles œuvrent au quotidien pour fournir un enseignement sur-mesure et permettent ainsi de voir naître des supports particuliers pour chaque domaine ou notion. Elles manipulent ainsi les différentes pédagogies et la variété d’entrées. Elles ne se limitent pas, ne s’interdisent aucune piste.
C’est très enrichissant et tous ensemble, nous pourrions construire un système scolaire soudé et riche des initiatives de chacun. Instruire en famille c’est marcher avec et non contre. Sinon ce n’est pas de l’instruction.

Bonne journée


#98

Bonjour,
je suis d’accord avec tout ça, en plus quand on voit le niveau scolaire qu’offre l’éducation nationale à nos enfants…Cela laisse largement à désirer… Des heures devant un professeur, des devoirs en plus à la maison, tout ça pour des connaissances superficielles qui vont amplifier l’échec scolaire et un niveau en 6ème catastrophique. Si l’enseignement publique était repensé façon pédagogie positive, bienveillante, classe multi-âges, prise en compte des dernières recherches en neurosciences et cie et formation des enseignants en fonction des neurosciences, peut être que moins de familles voudraient instruire à la maison. Mais on est loin d’arriver à ça!


#99

Oui ici tous les enfants ont ça. C’est un accessoire de base pour les Kindergarten allemands, au même titre que les chaussons et les bottes de pluie. On appelle cela un Matschhose.
Pour information, on en trouve en France à Decathlon. https://www.decathlon.fr/p/sur-pantalon-impermeable-de-randonnee-mh100-bleu-marine-enfant-2-6-ans/_/R-p-305114?mc=8527928&c=BLEU


#100

Comme vous j’ai été choquée de cette interdiction. On s’oriente vers une privation progressive des libertés individuelles.
Je suis personnellement pour une scolarisation de mes enfants, mais je sais aussi qu’il y a de nombreux aléas de la vie qui demandent des cas particuliers, et la scolarisation à domicile apporte une flexibilité nécessaire. J’ai le sentiment d’avoir perdu ici un droit majeur, une liberté fondamentale.