Pour les présentation que je fais, je m’impose les mêmes règles que pour les élèves. Je suis moi aussi en travail libre et autonome, je choisis donc le travail que je souhaite faire. Personne n’a le droit de m’interrompre, on doit donc me poser la main sur l’épaule, et attendre que je soit disponible pour écouter. Je suis responsable du matériel que j’ai sorti, donc je devrai le ranger et personne n’a le droit de le prendre, sauf si c’est moi qui le lui tend. Mais quiconque peut regarder dans le calme.
Pour les présentations, deux cas peuvent donc se présenter.
- Un élève a déjà sorti un matériel. Je m’approche donc, l’observe un moment, je lui pose la main sur l’épaule et attend qu’il m’écoute. Je lui réexplique alors la consigne ou lui propose un autre niveau de difficulté. Je lui propose de me prêter le matériel pour que je lui montre. (Il faut d’ailleurs accepter parfois des refus ! J’impose juste de ranger si c’est n’importe quoi.) Je lui rends ensuite pour qu’il refasse tout seul. D’autres élèves peuvent se tenir autour pour écouter et observer ; ils peuvent eux aussi parler à leur tour, et demander à ce qu’on leur partage le matériel pour essayer ou montrer.
- J’ai moi même sorti un matériel, que je commence à manipuler. Très vite, des enfants curieux vont venir observer ce que je fais. Je peux alors leur proposer de leur expliquer la consigne et leur prêter pour qu’ils essayent. J’invite également certains élèves à venir me rejoindre si je cible une difficulté particulière. Et j’impose à certains élèves qui dérangent la classe de venir s’asseoir à côté de moi sans leur laisser le choix.
Pour les présentations en petits groupes, thème de cette discussion, idéalement c’est avec du matériel que l’on peut partager, donc en quantité suffisante. Sinon, le groupe reste à regarder celui qui manipule. C’est bien aussi d’apprendre en observant ! , mais à un moment donné, tous les enfants ont envie d’essayer eux aussi.
Cette organisation permet en tout cas de ne pas se laisser dévorer par des élèves trop demandeurs, qui monopoliseraient toute l’attention au détriment de la conduite de la classe. Je conduis la classe comme je l’entends, et je fais les présentations que je choisis. Je peux dire non quand on me demande de l’aide. Même si souvent je m’arrange pour venir quand même un peu plus tard. Parfois, l’enfant a trouvé de lui-même, ou avec un copain, une solution à son problème. A moins qu’il ne soit passé à autre chose. 