PS, 30 élèves


#1

Bonjour,
Comment tenter de gérer une classe de 30 élèves de petite section en les amenant à l’autonomie sans groupe? Franchement, c’est la galère, il n’y a pas d’autres mots, correctes… Même avec groupe d’ailleurs. …
Vos suggestions sont plus que bienvenues…


#2

Bonjour,

Faire pression sur la mairie pour avoir l’aide d’une ATSEM et sur l’inspecteur/trice pour avoir une ouverture de classe si les effectifs explosent.

A l’impossible, nul n’est tenu.

Belle journée


#3

Discute avec les collègues de la répartition des élèves. De plus en plus d’enseignants sont ouverts au multiniveaux. Cette approche en activités libres autonomes est plus adaptées en effet au mélange des ages, les grands entrainant les petits, et réciproquement.


#4

Bonjour @Claudy,
je vais te chahuter un peu en relevant ce qui m’apparaît comme une contradiction dans ton propos : gérer versus autonomie. J’en passe par ce questionnement régulièrement, en offrant l’autonomie à nos élèves, il faut accepter de lâcher prise sur la “gestion” de leurs activités. Par contre, il est indispensable de gérer le cadre, les lois de l’école et règles de la classe.
C’est difficile d’exprimer tout ça en peut de mots, je vais m’efforcer d’être claire.
L’autonomie, le langage sont les fondamentaux de la PS. Donc, tu ne cherches pas dans un premier temps à faire faire des activités qui donnent un résultat visible mais à permettre aux enfants de s’engager librement dans un cadre défini. Tu proposes assez d’activités pour que chacun en ait une mais pas trop pour que ça ne soit pas le bazar à ranger. Tu élimines les activités qui ne trouvent pas preneur et en proposes d’autres, tu étiquettes les étagères avec des photos des activités pour faciliter le rangement. Définir les règles fondamentales sur le respect du travail de l’autre, le rangement … Se contenter de laisser vivre la classe en demandant à ton atsem de t’assister pour faire respecter les fondamentaux ou en proposant à ton atsem de superviser un atelier pour 6 à 8 enfants, nombre au choix et en fonction de qui est présent sur l’atelier. La peinture par exemple avec des objectifs d’autonomie : enfiler sa blouse, prendre ses outils, coller son prénom, fixer la feuille au chevalet … et en donnant un vocabulaire adapté et en proposant des gestes de plus en plus précis : essuyer le pinceau, juxtaposer les couleurs …
Utiliser tous les espaces possibles pour permettre au groupe d’être moins les uns sur les autres : espace voitures dans le couloir pour 3, déguisement dans le dortoir pour 3 autres … Si tu parviens à “alléger” le groupe que tu supervises, c’est un soulagement immédiat.
Ne pas chercher dans un premier temps à faire systématiquement passer tous les enfants à tous les ateliers. Accepter les répétitions tant qu’elles sont constructives et conduisent à l’autonomie. Ritualiser fortement les temps de regroupement en donnant des outils qui font envie : semainier, étiquette prénom, livres, fiches chansons, emploi du temps, menu … et en même temps en exigeant jamais l’adhésion de tout le groupe. Continuer avec conviction même si tu penses que personne ne t’écoute et tu verras peu à peu les enfants s’approprier les rituels et les règles. En les acceptant, ils prendront conscience d’appartenir à un groupe et à devenir élèves.
Quand tu les sens prêts, tu affiches des tableaux à double entrée auprès de chaque espace d’activités pour pointer avec eux les activités qu’ils savent faire. Cela ne concernera que quelques enfants au départ mais en persistant, tu obtiendras l’adhésion de tous. En PS pure, tu vois souvent les premiers résultats seulement au mois d’avril mais tu sais alors que ta patience et ton obstination ont vraiment payé ! Enfin, tiens un petit cahier avec une page par enfant où tu notes les progrès que tu as vu chaque jour. Ça te permettra de voir qu’il y a des choses qui se passent vraiment dans ta classe et éventuellement de solliciter des enfants qui se rendraient “invisibles”.
Fondamental du fondamental : aies confiance en toi ! (je dis ça et j’y travaille encore chaque jour depuis 30 ans !)
Très bonnes vacances !


#5

Je te rejoins dans le fait que je suis démunie avec mes 28 PS. L’an dernier j’avais des PS/MS et commencé à mettre en place des ateliers Montessori. Je voulais continuer sur ma lancée cette année mais je me demande si cette pédagogie est “faisable” en PS pur.


#6

Bonjour. SI SI c 'est faisable. ! Confiance en toi et laisse le temps !!!


#7

Coucou
Je suis moi aussi désespérée par le gouffre qui existe entre ce que je fais et ce que je voudrais faire avec mes 29 PS. Ma classe est moche, porte-manteaux dans la classe, garderie le matin et le soir dans ma classe pour toutes les maternelles. Je ne fais ce métier que depuis trois ans, je l’adore, mais je ne suis pas encore dans mon élément. Si j’avais la possibilité de travailler dans une véritable école Montessori je serais certainement bien plus heureuse.
De mon côté j’ai acheté déjà pas mal de matériel Monstessori mais manque de meubles.Je fonctionne en ateliers traditionnels entre 9h et 10 h en gros. Le reste du temps c’est sport, récré et plages d’ateliers autonomes. Je n’ai pas de groupes définis. Les enfants passent dans les ateliers quand ils le souhaitent, une ou plusieurs fois, parfois pas du tout. Ca, ça se passe très bien. Ca permet de ne prendre que le nombre d’élèves que nous souhaitons prendre, ça permet à certains élèves de rester toute l’heure sur l’atelier s’il le souhaite (ça existe),… Mais là où je m’y retrouve vraiment c’est dans les ateliers autonomes, mais ça demande beaucoup de lâcher prise (que je n’ai malheureusement pas). Lorsque je suis 5 minutes avec un enfant à lui présenter un travail et qu’il le fait avec conviction je suis la plus heureuse, mais je suis à mille lieues de retrouver l’ambiance d’une vraie classe Montessori. Je pense, comme beaucoup l’ont déjà spécifié, qu’avec un simple niveau, c’est plus compliqué. En gardant des ateliers traditionnels aussi c’est difficile car je manque tellement de temps pour les ateliers autonomes. Le temps passe tellement vite en PS.