RPI concentré en classe unique, ps ➡️cm2


#1

Bonjour à tous.

Toute nouvelle sur le Forum je viens à la recherche de témoignages qui pourraient nous aider à aller vers l’autonomie plus que nécéssaire dans notre de classe de 11 enfants de 3 à 11 ans…
Avec les niveaux suivants pour la rentrée prochaine: PS(1)-GS(1)-CP(4 )-CE1(3)-CM2(3) dont 1 autiste 1 non francophone et 2 HPI, il est indispensable que les enfants soient capables de travailler un peu seuls, mais voilà, avec si peu d’élèves, pas de groupe mais des individus. Chacun prend une telle place et demande une telle attention que nous avons du mal à les lâcher, sous peine de manque de concentration et vous connaissez la suite…
En therme d’organisation matérielle c’est aussi très compliqué… organiser des coin dédié est impossible, la hauteur des tables convient à certain mais pas d’autres etc…a
Bref, je prends vos astuces avec plaisir.
Merci d’avance et bravo pour la richesse des contenus de ce forum.
Eléa


#2

Bonjour, privilégiez tout ce qui peut se faire au sol: tapis, coussins pour un coin lecture etc… Là, tout le monde est à la bonne taille. Observez les enfants à la rentrée: les CM descendent-ils à la hauteur des petits? les maternelles vont-ils spontanément sur des chaises? ça vous aidera à agencer votre espace. Vous semblez être une seule classe dans une école: optimisez les couloirs pour les activités un peu bruyantes, voire la cour de récréation quand le temps le permet (vous semblez être deux? l’ATSEM surveille quelques activités plus bruyantes pendant que la maîtresse travaille avec un enfant dans un coin plus calme.)
Bien sûr, utilisez les grands pour faire travailler les petits, misez sur les lecteurs pour préparer les exposés sur les thèmes à aborder en découverte du monde. Il est fort probable que le GS apprenne à lire presque au même rythme que les CP. Le PS ira à la sieste l’après-midi, vous descendrez à 10, avec un niveau en moins.
Vous avez là à la fois un sacré challenge à relever et une opportunité en or: un vrai mélange des âges et un effectif réduit.
J’ai hâte de savoir comment ça se passe cette année, comment se passera la rentrée prochaine! Racontez-nous!


#3

Pour compléter les conseils pertinents de Marjorie, je témoignerai de mon tout premier poste qui ressemblais à ça. Je suis arrivé dans une classe unique de TPS à CM2 avec 23 élèves et sans Atsem pour commencer. Eh bien je me suis concentré sur les CP qui étaient 4 aussi, apprentissage de la lecture. Intégrer aux CP le GS et les CE1 dès que c’est pertinent. Les maternelles étaient en live, avec respect du calme. Les grands, lecteurs, en autonomie et autocorrection, je reprenais en correction le soir. Et quelques temps de regroupements collectifs pour souder la classe, chansons, histoires, projets … Bref, je ne suis pas forcément très fier de ma première année, mais j’ai fait au mieux.
Avec tes 11 enfants Eléa, dont certains à besoins particulier, ça va être très familial. Tu as raison, il y a un effet individuel qui va ressortir. Je suis curieux d’avoir des retours de ta part. Bonne rentrée, tu vas y prendre plaisir je pense, je l’espère.


#4

Merci pour vos réponses, vos encouragements et votre intérêt. En effet nous sommes 2 en classe (IL y a 2 maîtresses à mi-temps), et je suis l’ATSEM :blush:
Nous travaillons vraiment ensemble. Elles me confient les maternelles depuis 2 ans puisqu’ils représentaient une grande partie du groupe mais l’an prochain il ne m’en restera que 2, les voila en cp et CE1…
D’où l’envie de se rassembler un peu plus.
En effet l’ambiance est très familiale, ce qui a de beaux avantages, des belles relations de confiance et une grande connaissance des enfants (donc une présentation des apprentissages sur mesure) mais les enfants sont un peu comme à la maison, le cadre est donc difficile à poser pour nous et les limites dures à respecter pour les enfants (surtout les grands :sweat_smile:).
L’autonomie sera sûrement plus facile pour les CP CE1 qui ont déjà quelques habitudes travail dans ce sens, et qui sont des filles.
Les 3 grands garçons ont toujours besoin de la maîtresse.
En tout cas c’est un groupe qui nous pousse à la réflexion et c’est un beau challenge!
A bientôt pour vous lire et vous raconter. :blush:


#5

Bonjour Elea,

L’un de mes premiers postes était TPS-CP à 24. La première année j’ai bossé comme une folle, mais à partir de la suivante je me suis rendue compte qu’on gagnait un temps fou à garder les mêmes élèves d’une année sur l’autre : la discipline est en place (un mois de gagné en septembre), on sait exactement où chacun en est : pas besoin de reprendre collectivement des révisions en début d’année (encore un mois de gagné).
En plus les plus jeunes suivent les grands, ils deviennent élèves naturellement.
Bref je garde un souvenir extraordinaire de cette classe où je suis restée 5 ans : pour son côté familial, et pour la liberté pédagogique (les projets en multiniveau c’est du pur bonheur, ils ont tous leur a apporter à l’édifice).
Profite à fond, voit les choses du bon côté.
Et pour les apprentissages, cible les CM2 et les CP en priorité, les autres suivront la dynamique de la classe.
Bon courage.


#6

Bonjour,
Vous êtes à deux en classe mais l’une de vous a-t-elle un minimum de formation sur l’autisme ?
Je ne suis absolument pas spécialiste du sujet, mais il y a un livre très intéressant que je vous recommande :
L’autisme - de la compréhension à l’intervention de Théo PEETERS.
Voici la présentation de l’éditeur :Dans ce livre, Theo Peeters, qui compte parmi les pionniers de la prise en charge éducative, fait constamment le lien entre la compréhension théorique de l’autisme et ses conséquences pour l’intervention pratique. Chacun des cinq chapitres fournit donc les éléments d’une pratique d’intervention organisée autour de cinq concepts théoriques :
• les troubles envahissants du développement ;
• le problème de la signification de l’autisme ;
• la communication ;
• les interactions sociales ;
• les problèmes relatifs à l’imagination.
Constamment étayé par une large expérience clinique, l’ouvrage témoigne de ce que la démarche éducative, loin d’être «répétitive» et d’aboutir à la robotisation, permet de redonner sens à l’environnement de la personne autiste et favorise ainsi les conditions d’accès à l’apprentissage et à l’intégration. Elle s’inscrit dans une complémentarité avec l’approche médicale et associe constamment parents et professionnels dans une relation de réel partenariat.
C’est pourquoi ce livre s’adresse autant aux praticiens qu’aux psychothérapeutes, aux éducateurs et aux familles concernées.