Bien tenir son crayon


#36

Pour la tenue du crayon, j’aime beaucoup utiliser l’histoire de la voiture, qui et très parlante pour les enfants (je ne sais pas si qqn en avait déjà parlé sur le forum) :


#37

Bonsoir. Pour ma part, la seule action qui a permis une correction définitive de la tenue du crayon a été de faire des travaux d’aiguille. Un peu tous les jours, pendant 2/3 mois. Et problème définitivement réglé :slight_smile:


#38

Des travaux d’aiguille? Cad de la couture c’est ça ?


#39

Merci. je vais essayer d’être très vigilante aussi. Mais il est vrai que je ne suis pas toujours très présente quand ils colorient.


#40

Oui c’est bien cela. Cela devenait franchement la crise de reprendre constamment la bonne tenue et cela ne fonctionnait pas.

Alors, j’ai mis à disposition plusieurs activités pour varier: une toile vinylique basique trouée pour passer simplement du fil, pour chaque saison j’avais acheté des cartons avec des fruits et légumes à poinçonner (je restais à côté pour la tenue du poinçon, puis passage d’un fil à la couleur du fruit puis coloriage aux crayons de couleurs), fabriquer un napperon avec un métier à tisser rond, s’amuser avec une table à coudre:
http://grandir-et-semerveiller-sans-ecole.blogspot.fr/2013/07/diy-table-coudre.html

Voilà quelques idées. Il y a un sujet dédié, me semble-t-il, sur le forum. Je vais essayer de le retrouver.

Belle journée


#41

Le voilà :): Matériel pour la couture


#42

Merci pour l’idée de la table à coudre !!! J’ai beaucoup de langes, je vais les utiliser pour faire des cadres à coudre :wink:


#43

Bonjour,
Autant je suis d’accord avec SuperMireille sur le fait que le crayon se tient entre la pulpe du pouce et la face latérale de la dernière articulation du majeur, autant je suis en désaccord avec la photo qu’elle publie.
Sur cette photo, l’aiguille est tenue entre la pulpe (de la denrière articulation) du pouce et celle de la dernière articulation du majeur. Une erreur est remplacée par une autre.
Que faire pour des enfants qui ont du mal à apprendre à tenir le crayon ? Le ping-pong des bouchons. Ce jeu aide à placer la main, à poser l’avant-bras donc le poignet sur la table, mobiliser les doigts et à les tonifier.
Ce jeu ressemble à un jeu de billes mais il ne lui est pas identique. Il se joue avec des bouchons de bouteilles de lait. Main presqu’à plat sur la table, on envoie le bouchon vers l’adversaire d’une détente du majeur qui avait été coincé par le pouce. Après une première partie de cette façon, on peut en faire une dexième avec l’index au lieu du majeur.


#44

Bonjour Nina92, où as tu trouvé tes cartons avec des fruits et des légumes à poinçonner?


#45

Je crois que je vais tester le ping-pong des bouchons à la rentrée ! Le geste décrit est celui de “la pichenette”, je crois que je l’appellerai comme ça… Il n’y a qu’à trouver des bouchons et une “piste” (une petite table, un grand plateau ?) avec un genre de but : un trou ou un panier peut-être… Ou même deux buts, un de chaque côté de la piste, et comme ça on peut jouer à deux…


#46

Bonjour Isa,
Eh non ne le changez pas de nom, appelez-le le ping-pong des bouchons (si vous le faites jouer à deux fgace à face) ou le jeu des bouchons, c’est son nom : la règle du jeu n’est pas la pichenette.
En le ramenant à une pichenette vous oubliez son double objectif : il ne s’agit pas seulement de tonifier et assouplir les doigts, il s’agit aussi de placer la main et de poser le poignet. L’objectif ne peut pas être atteint si vous utilisez un plateau ou si vous faites faire des paniers.
C’est difficile de modifier les activités que je propose sans introduire des biais.
Danièle Dumont


#47

Je vois votre message maintenant Guiguitte ou du moins j’y réagis maintenant car je viens d’intervenir au sujet du jeu des bouchons.
Ce que vous dites Guiguitte aussi bien au sujet de la progression qu’au sujet de la tenue du crayon montre que vous n’avez pas été formée à ma méthode, bien que vous ayez cru l’être. (et me montre aussi par qui vous avez été formée).
Je sais malheureusement que des personnes prétendent former à ma méthode mais y introduisent des biais.
Je n’entrerai pas dans le détail de ce que vous écrivez au sujet de la tenue du crayon sauf une chose car elle est préjudiciable à une bonne tenue et un bon maniement du crayon : l’et l’auriculaires ne doivent pas être “repliés” dans la main (et on n’utilise pas un mouchoir fin que l’on coincerait contre sa paume avec l’auriculaire et l’annulaire). Cela fait partie des conseils toxiques que je dénonce cf. http://legestedecriture.fr/la-tenue-du-crayon-les-faux-bons-conseils/ : le majeur se trouve privé de l’appui des autres doigts et la tenue du crayon se trouve en déséquilibre. Pour une bonne tenue la main est fermée mais pas trop fort.

Je tiens à insister tout particulièrement sur trois autres choses :

  1. ma méthode ne concerne pas que les lettres. Elle concerne le système d’écriture qui est immensément plus vaste que “la forme des lettres”. Cf. https://www.youtube.com/watch?v=Fw4jc19_03Y.
  2. ma pédagogie est plus vaste que la simple considération de l’écriture ; elle concerne aussi la transversalité et la double différenciation (différenciation entre l’objectif de l’enfant et l’objectif de l’enseignant et différenciation entre les enfants - ce qui n’a rien à voir avec le fait de prendre chaque enfant à part) ;
  3. on ne vous a pas du tout appris le processus de formation des lettres et on vous a laissé ignorer l’existence du processus de création des formes en amont du processus de formation des lettres. C’est dommage.
    Vous parlez de l’étrécie ET de la coupe qui, selon ce que vous écrivez coexisteraient. C’est tout simplement la même chose ou plus précisément c’est la même chose mais la coupe est vue sous l’angle formel alors que l’étrécie est vue sous l’angle procédural.
    Le mot “coupe” est utilisé dans d’autres domaines qui concernent l’écriture, en référence à une coupe à fruit dont elle a la forme. Il s’est passé que, juste après que le ministère ait eu adopté le mot “coupe”, je l’ai changé pour “étrécie” qui rend compte de la réalité procédurale de l’émergence de l’étrécie. Il s’agit bien d’un processus de création des formes et non de “familles de lettres” bien que ce soit l’expression utilisée par le ministère à l’époque où il a intégré ma terminologie et pensé intégrer ma progression… Mais je parle d’il y a bien longtemps. Il n’y a plus de raisons de se référer à ces textes anciens.
    D’ailleurs les nouveaux documents d’accompagnement présentent bien l’ensemble des deux processus, celui de la création des formes et celui de la formation des lettres.
    La progression des formes que vous annoncez est fausse car elle n’a pas de logique. Elle ne correspond ni à mes publications y compris dès le début en 1999, ni même à mon enseignement avant que je publie.
    En ce qui concerne Montessori, son enseignement est bien plus vaste que celui des lettres rugueuses. Il repose sur toute une philosophie.
    Désolée Guiguitte de vous avoir apporté la contradiction mais je ne peux pas laisser déformer ainsi mon travail sans réagir.

Je redis donc ici ce que j’ai écrit sur mon site : je ne cautionne pas l’enseignement à ma méthode donné par des personnes que je n’ai pas formées à cela, a fortiori par des personnes qui traverstissent et déforment mon enseignement.

Je précise à toutes fins utiles que la rééducation de l’écriture et son enseignement sont deux choses différentes, cela n’aura échappé à personne, je pense (enfin ne devrait avoir…)


#48

Merci à vous d’intervenir gracieusement ici, où nous sommes toutes à la recherche de pratiques efficaces mais aussi des connaissances théoriques qu’on pourrait supposer que notre formation professionnelle nous a apportées, alors que ce n’est malheureusement pas le cas…
Si nous avons lu Maria Montessori, Célestin Frénet, Gérard Oury, Céline Alvarez, Danièle Dumont ou d’autres grands pédagogues, si nous avons suivi des séminaires ou des formations particulières, c’est généralement de notre propre initiative, sur notre temps et sur nos deniers personnels aussi… “Le geste d’écriture” fait partie des méthodes que nos conseillers péda nous recommandent, ou du moins nous recommandaient il y a quelques années, mais pourquoi ne vous a-t-on jamais invitée par exemple, à concevoir une de nos sessions de formation continue obligatoire ? Maintenant que la majorité de cette formation se déroule sur la toile, ce serait sans doute possible à l’échelle nationale…
Mais en attendant le jour où nos formations seront pensées autrement que comme des obligations administratives à remplir à moindre coût, vos interventions sur ce forum peuvent nous être précieuses… Merci encore à vous !


#49

Bonjour, et meilleurs voeux pour 2018. A propos de la tenue du crayon, j’avais déjà écrit un post en mars 2017 sur cette même page et auquel vous m’aviez répondu en juin 2017 ; j’ai effectivement essayé il y a 8 ans votre démarche en maternelle à partir de votre livre " le geste d’écriture" et j’avoue qu’il m’a fallu du temps pour l’intégrer et visiblement ça n’était pas compris/réalisé correctement. J’ai en septembre dernier racheté la dernière édition de votre ouvrage qui, je dois dire, est beaucoup plus clair, tant au niveau de la conception de la démarche que de l’application en classe. Nous essayons chacun à notre niveau de nous former, seuls comme le dit isa1; même la meilleure des volontés ne suffit pas et je pense que rien ne vaut une formation en direct et de visu. De notre côté, au niveau institutionnel, nous n’avons pas eu droit à vos interventions mais à celles de madame Zerbato-Poudou. Donc merci de nous corriger et de nous guider comme il se doit.


#50

La nouvelle édition a deux avantages : 1 ) elle profite des conclusions de ma thèse de doctorat et de la continuité de ma réfléxion après la thèse. 2) mais surtout elle compte 110 pages de plus, le tout dans un plus grand format, ce qui m’a laissé la possibilité à la fois de développer plus avant mes principes pédagogiques, d’entrer plus dans le détail et de mieux illustrer les exercices.
Elle est donc forcément beaucoup plus claire et explicite

Les articles de mon site tentent d’apporter des précisions ou des développement complémentaires qui n’auraient pas leur place dans le livre sous peine d’en faire un ouvrage beaucoup trop gros. J’ai entrepris de les lister dans les news en en disant quelques mots.

Donc Guiguitte, j’apprécie toujours lorsqu’on réagit positivement à mes messages correctifs et je vous remercie de l’avoir fait.

Et je remercie bien sûr Céline Alvarez de l’opportunité qu’elle offre à chacun à travers ce site de s’exprimer et d’exprimer des diversités de points de vue motivés et en toute convivialité.


#51

Bonjour

je vous envoie un lien ici qui est vraiment super en lien avec le sujet : bravo à l’auteur !!! ( aux 2 auteurs d’ailleurs)
http://classedemilie.free.fr/wp-content/uploads/2018/01/fiches-de-présentation-des-ateliers-individuels-Dumont-Emilie-Garand.pdf


#52

Bonjour @Bend,

J’ai tout trouvé sur ce site: http://lepetitmanuel.com/

Bonne découverte :slight_smile:


#53

Bonjour Nina, as-tu essayé le tricot à doigts? J’aimerais me lancer mais je ne suis pas spécialiste ! J’ai enfin trouvé des jolies pelotes avec brins bien épais et pas cher


#54

Bonjour @mam,

J’ai aussi l’idée en tête mais je n’ai pas encore eu l’occasion d’expérimenter. En ce moment, nous achevons un napperon avec un métier à tisser rond et nous avons commencé une écharpe avec un métier à tisser géant. Par contre, où as tu dégoté les pelotes dont tu parles svp. Cela m’intéresse grandement :slight_smile: Belle journée


#55

Vers chez moi le magasin Action, de belles pelotes à moins de 3 € !