Activités autonomes individuelles VS activités autonomes collectives


#1

Je suis perplexe quant à la cohabitation de ces deux procédés; Maria Montessori mettait en avant l’activité individuelle autonome entre autres pour développer les compétences exécutives, les réflexes inhibiteurs et pour "ordonner"l’être intérieur de l’enfant et je le conçois très bien. D’un autre côté, les activités collectives sont importantes et même bénéfiques pour les apprentissages entre pairs. Mais lorsqu’on fait cohabiter les deux types d’activités dans la classe dès le départ, j’ai l’impression que les enfants font la différence entre des activités présentées sur un plateau et celles qui ne le sont pas (pour ma part, dessin, pâte à modeler, puzzles, arts plastiques, jeux de construction) et du coup on se retrouve à chaque fois avec des papiers non jetés, des crayons non rangés, la pâte à modeler en vrac , certains puzzles non terminés sur place et des légos aux 4 coins de la classe. Peut-être faut-il commencer l’année avec uniquement des activités individuelles jusqu’à ce que l’enfant ait intégré le principe d’ordonnancement? Qu’en pensez-vous?


#2

Effectivement, les deux premiers mois, je n’ai proposé que des activités autonomes individuelles, pour travailler le silence dans la classe : pas de discussions entre élèves, présentations en chuchotant, déplacement des chaises et du matériel sans faire de bruit, déplacements sur la pointe des pieds.
Cela crée une ambiance particulière, presque monastique, mais c’est appréciable pour le travail, et les élèves comme les adultes y prennent goût. Même si le naturel bruyant revient vite si on n’y prend garde.


#3

Donc, les deux premiers mois, il n’y avait pas de jeux de construction ou autres?


#4

Tout à fait d’accord. De mes timides essais, j’ai laissé un peu de latitude pour être à deux sur un atelier, mais obligé de régulièrement séparer certains élèves et les forcer à prendre un atelier seul (d’où perte de temps, énervement, bruit dans la classe, etc.) L’année prochaine je serai plus strict dès le début (ateliers vraiment tout seul, chuchotements, déplacements, etc.), et une fois le climat en place on pourra laisser plus de marge.

@guiguitte : je laisse certains jeux bruyants et/ou à plusieurs (kapla, cuisine, véhicules, poupons, etc.) uniquement accessible à l’accueil. En journée ils ne le sont plus (sauf cas exceptionnel). On peut aussi laisser certains jeux, mais en individuel et si l’élève respecte l’ambiance sonore de la classe (construction notamment). D’ailleurs plusieurs collègues en traditionnel (MS et GS) font de même. Il y avait trop de bruits et débordements avec ce genre de jeux.


#5

Je constate pareil, les jeux libres font le bazar. Du coup je n’en mets pas le matin, seulement l’après-midi après la sieste des PS. Et j’ai transformé qques-unes de ces activités en atelier individuel: kaplas (une pte barquette avec des modèles de constr), dessin, même pâte à modeler.